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La fusion de la faculté des langues et cultures étrangères, de la faculté des langues et sciences humaines appliquées ainsi que du pôle de langues pour spécialistes d’autres disciplines (LanSAD) est un projet de longue date dont la concrétisation arrivera à la rentrée universitaire de septembre 2016. La réunion de ces ensembles se fera sous la bannière “faculté des langues”. Cette fusion est le fruit de la volonté commune des trois ensembles de se réunir avec comme objectifs de clarifier l’offre de formation en langues, d’améliorer la qualité des certifications en langues et plus généralement le niveau des enseignements en langues mais aussi de donner une cohérence et une importance plus grande aux facultés de langues.

La faculté des langues réunira ainsi près de 4000 étudiant-e-s dans 18 départements et instituts différents, ce qui en fera la 3e composante de l’Université de Strasbourg en nombre d’étudiant-e-s.

La gouvernance de cette faculté se fera comme dans toute autre composante de l’université, par le biais d’un conseil de composante devant représenter démocratiquement les intérêts de l’intégralité des acteurs de la faculté (enseignants-chercheurs, étudiant-e-s, personnels et personnalités extérieures).

La version actuelle des statuts présentée au Conseil Académique du 26 avril fait état de la composition de ce conseil de composante :

  • 10 professeurs des universités et assimilés
  • 10 autres enseignants-chercheurs, enseignants et assimilés
  • 8 personnalités extérieures
  • 6 représentants des personnels BIATSS
  • 5 représentants des étudiant-e-s.

Soit un total de 39 membres (le maximum autorisé étant de 40 personnes).

C’est cette répartition qui devra être validée le 10 mai par le Conseil d’Administration de l’Université de Strasbourg.

Alors que la plupart des conseils comportent une représentation étudiante entre 25% et 40% des voix du conseil, la nouvelle Faculté des Langues n’aura que 13% de représentation étudiante dans son conseil, un chiffre qui serait risible s’il ne traduisait pas un malaise profond.
C’est pourquoi les élu-e-s étudiant-e-s de l’AFGES ont exprimé leur consternation face à cette situation lors du Conseil Académique.

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La représentation des étudiant-e-s au sein des conseils de composante ne doit pas être sous-estimée, dévaluée, au profit des considérations intéressées du corps professoral et des personnels. Comment tolérer que 5 étudiant-e-s représentent 4000 de leurs pairs, là où 6 personnes représentent 52 personnels ?

La fusion a été un sujet de discorde et de tension entre les différentes tendances syndicales des professeurs et personnels de chaque faculté entrant dans cette réorganisation. Ainsi le nombre élevé de représentants dans ces catégories d’usagers se veut justifié par des arrangements nécessaires pour garantir une représentativité de toutes ces tendances partisanes. Et ce, au détriment des étudiant-e-s, devenus une variable d’ajustement.

Si l’on prend l’exemple des deux premières composantes en terme de nombre d’étudiants de l’Université de Strasbourg, la faculté de droit et la faculté de médecine, on y retrouve respectivement 12 et 8 élu-e-s étudiant-e-s. Ainsi le nombre prévu par les statuts de représentants étudiants au sein de la future composante est profondément inadapté !

La considération des intérêts étudiants ne doit pas être affaiblie par des vélléités partisanes ou par des peurs infondées. La représentation étudiante ne doit pas être une variable ajustable en fonction du bon vouloir des autres acteurs de la communauté universitaire. A l’heure où la jeunesse se désintéresse de la démocratie, brider le rôle citoyen des étudiant-e-s au sein de la communauté universitaire est au mieux paternaliste, au pire irresponsable.

L’AFGES demande au Conseil d’Administration de revoir largement à la hausse le nombre d’étudiant-e-s présents dans la gouvernance de la nouvelle faculté des langues. Les élu-e-s de l’AFGES au Conseil d’Administration s’opposeront au vote des statuts si la discussion n’est pas ouverte sur la composition du conseil de composante.

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