Soutien à la mobilisation des étudiant-e-s en chirurgie dentaire de Strasbourg

Soutien à la mobilisation des étudiant-e-s en chirurgie dentaire de Strasbourg

L’AFGES – les étudiant.e.s d’Alsace soutient l’AAECDS (Association Amicale des Etudiants en Chirurgie Dentaire de Strasbourg) et les étudiant.e.s en Chirurgie Dentaire dans leur mobilisation contre les propositions actuelles de révision de la Convention Nationale des Chirurgiens-Dentistes.

 

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Depuis le 22 septembre 2016, et jusqu’au 1er février 2017, des négociations conventionnelles ont eu lieu, réunissant entre autres les assurances maladie et les différents syndicats de chirurgie dentaire. Elles devaient aboutir à une nouvelle Convention Nationale de la profession, définissant en particulier les tarifs de remboursement des actes dentaires par l’Assurance Maladie.
Les  propositions  d’évolution  de  la convention n’étant clairement pas à la hauteur  des  espérances et  promesses faites par le gouvernement et les caisses d’assurance, et ceci au détriment de la profession et de la formation des futurs praticiens, les étudiant.e.s en Chirurgie Dentaire de France, notamment grâce à un travail national de l’UNECD (Union Nationale des Etudiants en Chirurgie Dentaire), ainsi que les praticiens, sont entrés progressivement en opposition de la révision de la convention.

En 30 ans, les frais d’un cabinet dentaire (taxes, matériel) n’ont fait que croître, et les propositions des caisses d’assurance n’aboutissent pas à une mise à niveau proportionnée des taux de remboursement par l’assurance maladie. Pire, les nouvelles propositions de plafonnement des tarifs des actes bucco-dentaires mettent en péril la santé des futurs patients : risque de restrictions horaires et budgétaires, utilisation d’outils importés à bas coût et de qualité médiocre, etc. De plus, les actes de prévention sont à nouveau mis à l’écart, les étudiant.e.s revendiquent une bien meilleure prise en charge des actes préventifs qui ont  connu un essor considérable et sont aujourd’hui considérés par beaucoup comme la pierre angulaire des soins pour les patients.

 

L’UNECD a donc appelé à la grève générale des étudiant. e.s dans toute la France, grève qui a débuté le vendredi 13 janvier à Strasbourg, et a été reconduite, les négociations n’avançant pas dans le sens d’une revalorisation de la profession. L’AFGES soutient et s’associe à ce mouvement de grève qui concerne 97% des étudiant.e.s dentaires à Strasbourg.

Comme les négociations conventionnelles n’ont pas abouti à un consensus entre praticiens, gouvernement et caisses d’assurance au 1er février, un dispositif arbitraire a été mis en place : la convention sera écrite durant le mois de février par une personne élue. La gravité de la situation pour la profession bucco-dentaire et les conséquences d’une telle décision ne peuvent être gardées sous silence. La grève continuera donc jusqu’à la version finale de la convention.

 

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La Fédération des étudiant.e.s d’Alsace, ainsi que son réseau fort de 29 associations étudiantes alsaciennes, prennent la défense des formations et futures professions des étudiant.e.s. Ils accompagneront les étudiant.e.s en chirurgie dentaire de Strasbourg dans les actions entreprises dans le cadre de cette mobilisation, telles que la manifestation devant la CPAM de Strasbourg du 19 janvier dernier, ou des actions de sensibilisation au niveau du centre ville et sur les réseaux sociaux.

Election à la Présidence de l’Université de Strasbourg : Soutien de l’AFGES

Election à la Présidence de l’Université de Strasbourg :  Soutien de l’AFGES

Après près de quatre mois de campagne intensive, marqués par des échanges tendus entre les listes candidates à la gouvernance de l’Université de Strasbourg et un traitement médiatique parfois très subjectif, les élu-e-s au Conseil d’administration de l’Université s’apprêtent à désigner sa nouvelle ou son nouveau Président-e.

L’AFGES, sortie victorieuse des élections des représentant-e-s étudiant-e-s dans les différents conseils de l’Université, se retrouve, à l’instar de l’élection de 2012, dans une position d’arbitre entre les candidat-e-s à la Présidence. En effet, avec 4 élu-e-s étudiant-e-s au CA et une personnalité extérieure élue sur sa proposition, l’AFGES a pu porter ses idées pour l’enseignement supérieur et la vie étudiante auprès des listes candidates.

C’est ainsi qu’à plusieurs reprises, les élu-e-s de l’AFGES ont rencontré les équipes d’Alternative 2017 et de l’Université pour réussir, dans un climat d’échange constructif et ouvert. Les questions du budget, du contingentement, de l’optimisation de l’évaluation continue intégrale, du soutien à la vie étudiante ou encore les profils des membres potentiels du futur Bureau de l’Université ont notamment été évoquées.

C’est finalement la candidature de Michel Deneken qui a su le plus convaincre les élu-e-s et les instances de l’AFGES. La cohérence de son programme, tant en matière de formation et de recherche que de vie étudiante, en particulier dans des problématiques souvent négligées telles que la question de la santé des étudiant-e-s, notamment en engageant des négociations sur l’ouverture d’un centre de soins universitaire plus ambitieuse  que la liste menée par Hélène Michel.

Néanmoins l’AFGES signale que le soutien apporté à cette candidature ne tient pas lieu de blanc-seing à toutes les décisions qui seront prises lors de la mandature à venir. Fidèle à son pragmatisme qui convainc les étudiant-e-s depuis 93 ans, elle saura rester vigilante sur les problématiques clivantes, relatives à la gestion d’une Université comme celle de Strasbourg, en accordant toujours la priorité à la défense des intérêts matériels et moraux des étudiant-e-s, à l’heure où le débat sur l’augmentation des frais d’inscription et la sélection à l’entrée de l’université est porté par de nombreux candidats à l’élection présidentielle de 2017.

Les élu-e-s AFGES au Conseil d’administration de l’Université de Strasbourg.

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l’AFGES remporte les élections étudiantes du CROUS et de l’Université de Strasbourg

l’AFGES remporte les élections étudiantes du CROUS et de l’Université de Strasbourg

L’AFGES – les étudiant-e-s d’Alsace a une nouvelle fois été plébiscitée par les étudiant-e-s au cours des élections au Conseil d’Administration du CROUS de Strasbourg ainsi qu’aux conseils centraux de l’Université de Strasbourg.

Le 15 novembre se sont tenues les élections des représentant-e-s étudiant-e-s au Conseil d’Administration du CROUS de Strasbourg. La liste “AFGES – Change ton campus avec les amicales et BDE” a ainsi remporté 5 sièges sur 6 au collège de Strasbourg avec un résultat record de près de 70% des suffrages exprimés.

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Les 22 et 23 novembre se déroulaient les élections des élu-e-s étudiant-e-s aux conseils centraux de l’université.

L’AFGES a remporté 4 sièges sur 6 au Conseil d’Administration (CA) ainsi que 12 sièges sur 16 à la Commission Formation et Vie Universitaire (CFVU). En outre, la liste associative des Jeunes Chercheurs, menée par l’ADDAL, DEHSPUS, STRAS’AIR et soutenue par l’AFGES, a obtenu 3 sièges sur 4 à la Commission de la Recherche (CR).

A nouveau, une très large majorité d’étudiant-e-s a accordé sa confiance à l’AFGES et son programme puisque c’est près de 7 votants sur 10 qui ont fait le choix des listesAFGES – Change ton campus avec les amicales et BDE”.

Ces victoires permettront aux équipes nouvellement élues de travailler efficacement à l’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiant-e-s d’Alsace pendant deux ans.

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[COMMUNIQUÉ] L’UNEF Strasbourg usurpe l’identité d’une étudiante pour pouvoir déposer ses listes.

[COMMUNIQUÉ] L’UNEF Strasbourg usurpe l’identité d’une étudiante pour pouvoir déposer ses listes.

Lors de la publication des listes officielles des candidat-e-s à l’élection des représentant-e-s étudiant-e-s au Conseil d’Administration et à la Commission Formation et Vie Universitaire, une étudiante en arts visuels a eu le déplaisir de constater sa présence sur la liste UNEF-EMF au conseil d’administration de l’université de Strasbourg.

Cette étudiante, également bénévole à l’AEAS (Association des étudiants en Arts de Strasbourg) est adhérente à l’AFGES, ce qui lui a permis de venir nous demander conseil.

A la fin septembre, alors qu’elle venait de rentrer en première année et résidait à la cité universitaire Paul Appell, des membres de l’UNEF sont venus toquer à sa porte tard dans la soirée. Après plusieurs minutes de tractations, ils l’ont convaincue de signer un papier de contact et de prendre en photo sa carte étudiante en lui précisant qu’elle n’en entendrait plus jamais parler. 

Pour pouvoir candidater à cette élection, il faut que l’étudiant-e soit conscient de ce à quoi il s’engage et les valeurs que la liste entend défendre. Fin septembre, les papiers officiels de candidature n’étant pas encore publiés par l’Université, l’UNEF a du copier la signature de l’étudiante pour pouvoir la faire candidater à son insu.

L’étudiante a porté plainte le jeudi 17 novembre pour usurpation d’identité. Une enquête est en cours et les motifs faux et usage de faux ainsi qu’abus de confiance pourrait être ajoutés à la plainte.

L’article 441-6 du Code pénal précise les peines encourues par les responsables de l’UNEF : “Le fait de se faire délivrer indûment par une administration publique ou par un organisme chargé d’une mission de service public, par quelque moyen frauduleux que ce soit, un document destiné à constater un droit, une identité ou une qualité ou à accorder une autorisation est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.”

L’AFGES dénonce aujourd’hui les pratiques frauduleuses d’une organisation qui peine à convaincre les étudiant-e-s par ses idées et doit recourir à des méthodes illégales pour pouvoir s’assurer de présenter une liste complète.

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Bilan des élu-e-s AFGES : Retour sur deux années de mandat

Bilan des élu-e-s AFGES : Retour sur deux années de mandat

Lors des élections de novembre 2014 vous aviez plébiscité les listes “AFGES – Change ton campus avec tes amicales et BDE”.

C’est en effet plus de 76% des étudiant-e-s qui avaient fait le choix des représentant-e-s étudiant-e-s issus de l’AFGES pour les élections aux conseils centraux de l’Université de Strasbourg.

Vous aviez également été plus de 67% à voter pour les candidat-e-s de l’AFGES lors des élections au conseil d’administration du CROUS de Strasbourg.

Pendant ces deux années les élu-e-s de l’AFGES ont oeuvré avec pragmatisme et rigueur dans les différents conseils pour défendre et faire progresser les droits des étudiant-e-s de l’Université de Strasbourg et de tous les établissements d’enseignement supérieur d’Alsace.

 

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Les élections des représentant-e-s étudiant-e-s se dérouleront, pour le conseil d’administration du CROUS le mardi 15 novembre 2016 et pour les conseils centraux de l’Université de Strasbourg le mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016.

Retrouvez très prochainement la plateforme de démocratie participative de l’AFGES “Change Ton Campus” sur www.changetoncampus.org. Vous pourrez y proposer vos idées pour améliorer les conditions d’études et la vie étudiante en Alsace, mais aussi y trouver notre bilan des élu-e-s, nos candidat-e-s et nos professions de foi pour les élections à venir.

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En novembre on vote “AFGES – Change ton campus avec tes amicales et BDE” !


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Contrôle continu intégral : Quand le gouvernement saborde l’innovation pédagogique.

Contrôle continu intégral :  Quand le gouvernement saborde l’innovation pédagogique.

Depuis plusieurs années, l’AFGES soutient l’Université de Strasbourg dans la mise en place du contrôle continu intégral, un outil pédagogique qui permet un véritable suivi personnalisé de l’étudiant-e, tout en améliorant l’acquisition des connaissances, des compétences et in fine la réussite de l’étudiant-e tout au long de son cursus d’études. Il s’agit de mettre en place plusieurs évaluations de différentes natures et à différents moments au sein d’une même Unité d’Enseignement, permettant à l’étudiant.e de développer son esprit d’équipe, de réflexion personnelle mais aussi d’aisance orale. Cette diversité des méthodes d’évaluation, très différente de l’évaluation « classique » consistant en un unique examen sommatif en fin de semestre, donne une réelle dimension pédagogique à l’évaluation tout en valorisant la diversité des profils des étudiant-e-s.

A l’Université de Strasbourg, cela fait près de 5 ans que le contrôle continu intégral a vu le jour, initialement à la Faculté des Sciences de la Vie. Grâce à sa mise en place les étudiant-e-s réussissent mieux, en augmentant leur moyenne générale, valorisant ainsi l’excellence de la formation et apportant une plus-value certaine au diplôme, tout en permettant une meilleure acquisition des pré-requis pour les années suivantes. En outre, malgré la suppression de la seconde session, rendue caduque par la session initiale qui comporte plusieurs évaluations variées – et donc un “rattrapage” constant – la proportion d’étudiant-e-s admis-es est restée semblable au regard du système de contrôle terminal, et a même connu des hausses notables dans certaines composantes.

En somme, l’étudiant-e valide son cursus plus tôt dans l’année universitaire, ce qui lui permet de dégager du temps pour effectuer un stage ou un emploi saisonnier, et avec une meilleure note, traduisant l’acquisition indéniable des connaissances et des compétences exigées par sa formation.

Toutefois, après que la Cour d’appel administrative de Nancy ait tranché en mai 2015 pour une remise en place d’un système avec rattrapages, l’AFGES a longtemps milité pour qu’un cadre juridique pertinent soit mis en place, et permette ainsi aux équipes enseignantes qui souhaiteraient innover, en matière de pédagogie et de réussite étudiante, d’appliquer un contrôle continu intégral de qualité.

Grâce au travail de la FAGE, fédération nationale de l’AFGES, 5 Universités pilotes ont obtenu la mise en place d’une expérimentation et à terme une révision de l’arrêté Licence de 2011 pour permettre une mise en place optimale du Contrôle Continu Intégral :  Monsieur Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche l’avait en effet  assuré dans une déclaration au mois d’avril dernier.

Malheureusement, et en dépit de toute logique pédagogique et sans qu’aucune déclaration officielle n’ait été faite à ce sujet, la modification de l’arrêté Licence n’est plus à l’ordre du jour. Sans la politesse élémentaire, le Ministère a ainsi fait le choix de reporter la mise en place du contrôle continu aux calendes grecques, empêchant purement et simplement d’appliquer à la rentrée prochaine l’expérimentation pédagogique dans notre université, ni dans les quatre autres qui souhaitaient elles aussi bénéficier d’une expérimentation de cet outil.

Le gouvernement vient alors de mettre à mal le travail ardu des équipes pédagogiques et des élu-e-s de l’AFGES qui ont travaillé d’arrache-pied pour rendre possible cette innovation. Cet énième affront ne fait que traduire le manque de considération pour l’autonomie de nos universités, qui n’ont simplement pas la latitude pour expérimenter une innovation formative, réfléchie et bénéfique pour les étudiant-e-s.

Au-delà de l’AFGES, c’est bien toute la communauté universitaire de Strasbourg qui sollicite promptement le ministère à respecter ses engagements et autoriser l’expérimentation du contrôle continu intégral dans les composantes volontaires de notre université et ce, dès la rentrée prochaine !

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Commission Formation et Vie Universitaire du 29 juin : Des modalités d’examens encore dénuées de logique pédagogique

Commission Formation et Vie Universitaire du 29 juin : Des modalités d’examens encore dénuées de logique pédagogique

AFGES, les étudiant-e-s d’Alsace : Commission Formation et Vie Universitaire du 29 Juin 2016

Hier s’est tenue la dernière Commission Formation et Vie Universitaire (CFVU) de l’année universitaire 2015/2016, avec au programme le vote des modalités d’évaluation et de contrôle des connaissances (MECC) de 13 composantes de l’Unistra, tout comme la dérogation de certaines UFR et Ecoles au calendrier général pour l’année universitaire prochaine, ainsi que des modifications de formations et de tarifs de diplômes universitaires.

Plébiscités il y a maintenant deux ans lors des élections aux conseils centraux de l’Université, dont la CFVU fait partie, les treize élu-e-s AFGES, les étudiant-e-s d’Alsace n’ont eu de cesse d’œuvrer pour l’amélioration de la formation et des conditions d’études des usagers de notre université.

Ainsi, les élu-e-s ont tantôt valorisé les qualités des formations et des propositions, comme ce fut le cas hier avec la création d’un Diplôme Universitaire permettant de former des enseignants bilingues capables d’encadrer des classes binationales allemandes, tantôt mis en exergue les pratiques abusives de certaines composantes et s’y sont alors opposés.

Nous pouvons citer ici la Faculté de Droit, Sciences politiques et de Gestion qui malgré les relances répétées des élu-e-s étudiant-e-s au sein de cette composante n’a cessé de présenter des modalités bien loin des logiques pédagogiques les plus élémentaires, en exécutant la compensation à l’issue de la seconde session. Ainsi, un étudiant ayant 14 de moyenne au premier semestre et 9.8 au second s’est vu ajourné et envoyé en rattrapages, mettant fin à son projet d’étude à l’étranger pendant l’été, planifié de longue date. Malheureusement, le cas n’est pas isolé.

Bien que l’ensemble des élu-e-s de l’AFGES – les étudiant-e-s d’Alsace s’y soient opposés une nouvelle fois en CFVU, les MECC ont été acceptées, à deux voix près. Nous espérons que l’arrivée de Madame la Doyenne Jeanne-Marie Tuffery-Andrieu, au Conseil de composante de sa Faculté marquera une relance du dialogue entre la Faculté de Droit et les élu-e-s étudiant-e-s.

En revanche, nous avons réussi à bloquer les modalités de trois composantes, qui pratiquaient l’établissement de notes planchers, contre-productives et anti-pédagogiques. Ces notes, qu’elles conditionnent une obtention de diplôme ou une acquisition d’une année universitaire ne sauraient être pratiquées sans cadre préalable.

L’AFGES – Les étudiant-e-s d’Alsace est une organisation pragmatique au cœur du terrain des différentes formations. Si l’argument d’une note plancher affectée à une Unité d’enseignements capitale pour l’avenir professionnel du ou de la futur-e diplômé-e est audible, le recours à une note plancher ne saurait être applicable à toutes les UEs, de manière irréfléchie, et doit rester une exception et non la règle.

C’est pourquoi les élu-e-s de l’AFGES – Les étudiant-e-s d’Alsace sollicitent le recours à un groupe de travail faisant intervenir l’ensemble des acteurs et actrices de nos formations pour établir une politique raisonnée des notes plancher, et promouvoir la mise en place de dispositifs pédagogiques communs à toutes les composantes.

Ensemble, nous continuerons à parfaire notre offre de formation et garantir le succès de nos diplômes tout en mettant au centre de nos plaquettes, une pédagogie résolument tournée vers l’étudiant-e.

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Nouvelle faculté des langues à l’Unistra : la démocratie étudiante n’est pas facultative

Nouvelle faculté des langues à l’Unistra : la démocratie étudiante n’est pas facultative

 

La fusion de la faculté des langues et cultures étrangères, de la faculté des langues et sciences humaines appliquées ainsi que du pôle de langues pour spécialistes d’autres disciplines (LanSAD) est un projet de longue date dont la concrétisation arrivera à la rentrée universitaire de septembre 2016. La réunion de ces ensembles se fera sous la bannière “faculté des langues”. Cette fusion est le fruit de la volonté commune des trois ensembles de se réunir avec comme objectifs de clarifier l’offre de formation en langues, d’améliorer la qualité des certifications en langues et plus généralement le niveau des enseignements en langues mais aussi de donner une cohérence et une importance plus grande aux facultés de langues.

La faculté des langues réunira ainsi près de 4000 étudiant-e-s dans 18 départements et instituts différents, ce qui en fera la 3e composante de l’Université de Strasbourg en nombre d’étudiant-e-s.

La gouvernance de cette faculté se fera comme dans toute autre composante de l’université, par le biais d’un conseil de composante devant représenter démocratiquement les intérêts de l’intégralité des acteurs de la faculté (enseignants-chercheurs, étudiant-e-s, personnels et personnalités extérieures).

La version actuelle des statuts présentée au Conseil Académique du 26 avril fait état de la composition de ce conseil de composante :

  • 10 professeurs des universités et assimilés
  • 10 autres enseignants-chercheurs, enseignants et assimilés
  • 8 personnalités extérieures
  • 6 représentants des personnels BIATSS
  • 5 représentants des étudiant-e-s.

Soit un total de 39 membres (le maximum autorisé étant de 40 personnes).

C’est cette répartition qui devra être validée le 10 mai par le Conseil d’Administration de l’Université de Strasbourg.

Alors que la plupart des conseils comportent une représentation étudiante entre 25% et 40% des voix du conseil, la nouvelle Faculté des Langues n’aura que 13% de représentation étudiante dans son conseil, un chiffre qui serait risible s’il ne traduisait pas un malaise profond.
C’est pourquoi les élu-e-s étudiant-e-s de l’AFGES ont exprimé leur consternation face à cette situation lors du Conseil Académique.

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La représentation des étudiant-e-s au sein des conseils de composante ne doit pas être sous-estimée, dévaluée, au profit des considérations intéressées du corps professoral et des personnels. Comment tolérer que 5 étudiant-e-s représentent 4000 de leurs pairs, là où 6 personnes représentent 52 personnels ?

La fusion a été un sujet de discorde et de tension entre les différentes tendances syndicales des professeurs et personnels de chaque faculté entrant dans cette réorganisation. Ainsi le nombre élevé de représentants dans ces catégories d’usagers se veut justifié par des arrangements nécessaires pour garantir une représentativité de toutes ces tendances partisanes. Et ce, au détriment des étudiant-e-s, devenus une variable d’ajustement.

Si l’on prend l’exemple des deux premières composantes en terme de nombre d’étudiants de l’Université de Strasbourg, la faculté de droit et la faculté de médecine, on y retrouve respectivement 12 et 8 élu-e-s étudiant-e-s. Ainsi le nombre prévu par les statuts de représentants étudiants au sein de la future composante est profondément inadapté !

La considération des intérêts étudiants ne doit pas être affaiblie par des vélléités partisanes ou par des peurs infondées. La représentation étudiante ne doit pas être une variable ajustable en fonction du bon vouloir des autres acteurs de la communauté universitaire. A l’heure où la jeunesse se désintéresse de la démocratie, brider le rôle citoyen des étudiant-e-s au sein de la communauté universitaire est au mieux paternaliste, au pire irresponsable.

L’AFGES demande au Conseil d’Administration de revoir largement à la hausse le nombre d’étudiant-e-s présents dans la gouvernance de la nouvelle faculté des langues. Les élu-e-s de l’AFGES au Conseil d’Administration s’opposeront au vote des statuts si la discussion n’est pas ouverte sur la composition du conseil de composante.

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Contre la sélection en M2, une nécessaire révolution du cycle Master

Contre la sélection en M2, une nécessaire révolution du cycle Master

Alors que la décision du Conseil d’Etat constatait l’illégalité de la sélection à l’entrée du Master 2 en l’absence de décret, le gouvernement a fait le choix d’autoriser la sélection sur un large pan des mentions de diplôme, posant ainsi de nombreuses questions quant à la logique pédagogique de cette mesure. Face à cette interrogation absolument centrale dans les conditions d’études des étudiant-e-s, l’AFGES revendique une réforme ambitieuse.

Un sytème archaïque qui nuit à la cohérence pédagogique et à la réussite.

La mise en place de la réforme Licence-Master-Doctorat (LMD) en France a débuté en 2002 et découle d’une volonté de clarification et d’harmonisation de l’enseignement supérieur européen dans le cadre du processus de Bologne. Ce système comprend trois cycles d’études : la Licence en trois ans, le Master en deux ans et le Doctorat en trois ans.

L’enseignement supérieur français reste néanmoins profondément marqué par l’ancien système qui séparait le Master en deux années bien distinctes : la Maitrise (Bac +4) et les DEA/DESS (Bac +5).

La sélection à l’entrée de la seconde année de Master constitue une résurgence de l’ancien système et une volonté passéiste et conservatrice des universitaires.

Cette sélection entre le Master 1 et le Master 2 porte atteinte à la cohérence du cycle Master, et constitue une aberration pédagogique. Les étudiant-e-s qui auraient validé une première année de Master sans être admis dans une seconde année, correspondant à leur cursus et à leurs attentes, se verraient dans l’impossibilité de poursuivre leur parcours de formation, les laissant sortir du système universitaire sans diplôme. Cette aberration est d’autant plus criante qu’elle est illégale : l’article L.612-3 du code de l’éducation répertorie les formations sélectives de manière limitative, excluant les formations universitaires, et l’article L.612-16, du code précité, dispose que “l’admission dans les formations du deuxième cycle est ouverte à tous les titulaires de diplômes sanctionnant les études de premier cycle”.

A la suite de divers rebondissements juridiques et de passages entre les différents tribunaux administratifs et des Cours administratives d’appel de France introduits par des étudiant-e-s lésés, le Conseil d’Etat, juridiction suprême de l’ordre administratif français, a été saisi de la question. Il a déclaré, dans une décision du 10 février 2016, que la sélection en Master ne reposait sur aucune base légale en l’absence de décret gouvernemental.

Repenser le cycle Master au service de la cohérence des parcours et de l’accessibilité du supérieur.

Thierry Mandon, secrétaire d’Etat en charge de l’enseignement supérieur, a annoncé un décret pour définir les formations qui auront le droit d’être sélectives à l’entrée du Master 2. Un tel décret enterrinant des dispositions anti-pédagogique, et laissant libre court aux vélléités de sélection des établissements d’enseignement supérieur constituerait assurément une précarisation de la situation des étudiant-e-s et un coup porté au service public de l’enseignement supérieur.

La réflexion ne saurait se situer autour du choix du périmètre de la sélectivité, mais dans son principe. L’articulation entre le premier et le second cycle du supérieur doit être repensé en profondeur. L’incapacité des établissements d’enseignement supérieur à faire des licences de réels diplômes terminaux doit être questionnée, de même que les modalités d’orientation des étudiant-e-s entre le 1er et le second cycle.

Ainsi, une véritable réforme doit être menée, instaurant une véritable orientation active,  pour permettre aux étudiant-e-s de disposer d’une formation de second cycle découpée en 4 semestre cohérents, assurant une professionnalisation progressive et des diplômes de qualité pour tou-te-s.

L’AFGES, en tant qu’organisation progressiste et réformiste, demande à ce que l’accès à l’année supérieure d’un parcours de formation soit systématique dès lors qu’un-e étudiant-e a validé certains pré-requis. A l’instar de sa fédération nationale, la FAGE, l’AFGES demande la mise en place d’un système “admission post-licence” comparable à celui d’Admission Post-Bac permettant une orientation active des étudiant-e-s et des passerelles plus nombreuses entre les formations. Dès lors, la sélection sur dossier n’est logique que dans le cas d’une réorientation, l’accès à l’année supérieure constituant la conséquence de l’obtention de pré-requis. La validation d’une année doit donner le droit d’accéder à l’année supérieure correspondante, et ce durant l’ensemble du cursus. La sélection est une facilité utilisée par le gouvernement pour pallier le désinvestissement de l’Etat dans l’enseignement supérieur et la recherche, mais aussi par les universitaires, afin de ne pas à avoir à améliorer la cohérence de leurs formations.

Ainsi, il est aujourd’hui nécessaire que l’Université de Strasbourg soit pilote en la matière, et refuse la sélection en Master 2 dans ses formations. L’AFGES appelle donc l’Université de Strasbourg à se montrer, une fois encore, innovante et à repenser, en profondeur, les logiques pédagogiques du master au travers de :

  • La fin de la sélection à l’entrée de tous les Master 2
  • Une meilleure professionnalisation de la Licence qui doit constituer un diplôme terminal, et pas un simple point d’étape pour les étudiant-e-s qui le souhaitent
  • La mise en place d’une plate-forme d’Admission Post-Licence (APL) facilitant l’articulation entre les deux cycles ainsi que l’orientation active permettant la construction de parcours individualisés et une réorientation facilitée
  • La construction de véritables masters cohérents, divisés en 4 semestres, et non pas 2 années divisées par une cassure sélective et aberrante

L’AFGES salue les avancées sur la loi El Khomri et condamne les tentatives de blocages de l’Université de Strasbourg

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