Coût de la rentrée étudiante 2017 à Strasbourg

Coût de la rentrée étudiante 2017 à Strasbourg

Chaque année, à l’approche de la rentrée universitaire, l’AFGES publie son indicateur du coût de la rentrée. Cette année encore, nous faisons le constat d’un coût de la vie étudiante qui augmente, rendant l’accès aux études supérieures toujours plus complexe pour les étudiants sur les campus strasbourgeois.

Cette année, l’AFGES se base sur 4 profils différents d’étudiants :

  • L’étudiant bénéficiaire de bourses sur critères sociaux vivant en Cité Universitaire
  • L’étudiant bénéficiaire de bourses sur critères sociaux vivant dans un logement du parc privé
  • L’étudiant non boursier vivant encore au domicile familial
  • L’étudiant non boursier décohabitant, vivant dans un logement du parc privé

Nous avons donc effectué une analyse des frais mensuels et des frais spécifiques à l’installation des étudiants pour chacun des profils, selon une méthodologie précise, repris dans le tableau ci-dessous.


Méthodologie :

Logement

Le calcul s’appuie, pour la cité universitaire, sur les chiffres du CROUS de Strasbourg, pour une chambre simple avec sanitaires sur le pallier. Pour les logements du parc privé, on retient la côte des loyers pour un 20m2 à Strasbourg, zone tendue, où les frais d’agence sont donc encadrés.
Les tarifs de l’assurance logement sont ceux proposés par la MGEL.

Alimentation

Les calculs pour le restaurant universitaire sont effectués sur la base d’un ticket RU à 3,25 euros, pour 20 repas.
Les repas à domicile eux, sont évalués sur un panier moyen pour 30 petits déjeuners et 40 repas.

Frais courants

La simulation est basée sur un ensemble vestimentaire, un lot de base de produits d’hygiène et d’entretien. Concernant la téléphonie et internet, on s’appuie sur les abonnements proposés par les fournisseurs d’accès pour un abonnement mensuel téléphonique et un accès internet haut débit, en moyenne.

Transports

Pour les étudiants boursiers, on s’appuie sur la tarification solidaire de la CTS pour un abonnement mensuel. Le calcul pour l’étudiant non décohabitant se base sur un abonnement CTS à tarif plein lui permettant de rejoindre les différents campus depuis la gare de Strasbourg, et un abonnement aller-retour SNCF en moyenne. L’étudiant décohabitant, lui, souscrit un abonnement CTS sans tarification solidaire.
Le transport à vélo s’appuie sur les chiffres d’un abonnement Vélhop.

Inscription et matériel pédagogique

Les droits d’inscription retenus ici sont ceux pour une inscription en première année de licence. Les droits peuvent être plus élevés s’il s’agit d’une inscription en master (256 euros), ou dans une école.
Les chiffres retenus pour la sécurité sociale étudiante et la complémentaire santé sont ceux communiqués par la LMDE et la MGEL.
Le matériel pédagogique comprend le coût moyen pour des fournitures scolaire, un ordinateur entrée de gamme, et des achats de manuels. Ces montants peuvent fortement varier selon les besoins de chaque filière, il s’agit ici d’une moyenne.

Loisirs

Le calcul comprend une inscription au Service Universitaire d’Activités Physiques et Sportives, ainsi qu’une adhésion à la carte culture. On y ajoute le prix moyen retenu par l’Observatoire de la Vie Étudiante pour deux livres et des sorties.

Analyse

Cette année encore, le coût de la rentrée est en augmentation pour l’ensemble des profils étudiants. L’un des postes principaux de dépense reste le logement, qui continue d’augmenter sensiblement, et dont la charge ne devrait pas réduire tant que l’offre de logements sociaux ne pourra répondre à une demande croissante d’année en année. De plus, l’annonce du gouvernement de réduire de 5 euros les APL ne viendra que grever un budget déjà alourdi par ce poste de dépenses. Les loyers du parc privé, pour surface équivalente, augmentent, eux,  en moyenne de 4% depuis 2016.

Les frais d’agence, eux, n’augmentent pas, suite aux mesures d’encadrement intervenues pour les zones tendues, salutaires pour le budget des étudiants à la rentrée. L’assurance logement demeure fixe également.

Le coût de la vie courante est toujours en augmentation, ce qui influe nécessairement sur les dépenses d’alimentation, ainsi que pour les vêtements, les produits d’hygiène et d’entretien. Heureusement, le gel du prix du ticket RU obtenu par la FAGE à nouveau cette année permet de contenir la partie du budget de l’étudiant consacrée à ses repas. Les abonnements de téléphonie et d’accès à internet, eux, n’augmentent pas.

Le bât blesse sur le prix des transports. Tous les tarifs augmentent cette année, y compris pour les étudiants boursiers bénéficiaires de la tarification solidaire. Cette année encore, l’abonnement mensuel “jeunes” dont doivent s’acquitter les étudiants non boursiers, exclus de toute tarification solidaire, pour profiter des services de transport public augmente pour atteindre plus de 26 euros par mois, un poste de dépense trop élevé et qui peut conduire certains étudiants à renoncer à ce service. L’abonnement Vélhop augmente lui aussi, ce qui entraîne une augmentation significative du budget alloué au transport des étudiants. Il est nécessaire qu’ait rapidement lieu une concertation avec l’Eurométropole pour endiguer cette nouvelle augmentation, et réfléchir à une tarification accessible à toutes et tous.

Les frais d’inscription en première année de licence restent fixes cette année. Il faut toutefois garder à l’esprit que ces frais peuvent grandement varier dans le cadre d’une inscription en école, ou dans un master, ce qui peut constituer un vrai frein à l’accès aux études supérieures. Les frais de matériel pédagogique sont également très variables en fonction des filières, et peuvent constituer des investissements très conséquents.

Autre point noir de ce coût de la rentrée, la reprise de l’augmentation des frais de sécurité sociale étudiante, et l’explosion du prix des complémentaires proposées par les mutuelles qui augmentent cette année de plus de 11%, comparativement à 2016. A l’heure où de plus en plus d’étudiants refusent de se soigner par manque de moyens, il est grand temps de proposer un accès aux soins facilité à toutes et tous, et de supprimer le régime de sécurité sociale étudiante, qui a plus que prouvé son inefficacité et son incapacité à gérer de manière viable le remboursement des frais de santé de ses adhérents. Trop d’étudiants ignorent d’ailleurs aujourd’hui que la souscription aux complémentaires santés proposées par les mutuelles étudiantes n’est aucunement obligatoire, contrairement à la cotisation à la Sécurité Sociale Étudiante.

Si le poste des loisirs ne diminue pas, c’est aussi le premier sur lequel l’étudiant.e empiétera dès le mois de septembre, faute de moyens, alors que selon l’enquête sur les conditions de vie étudiante réalisée dans le cadre du Schéma Directeur de la Vie Etudiante pour les étudiants des différents campus alsaciens, plus d’un quart ne pratiquent aucune activité sportive et 63% d’entre eux, aucune activité culturelle. L’accès aux pratiques sportives et culturelle est un vecteur de la bonne insertion des étudiants dans le milieu universitaire ; celui-ci ne saurait être freiné pour des raisons financières.

Les positions de l’AFGES

Les revendications de l’AFGES en matière de logement

  • Mise en place de l’encadrement des loyers à Strasbourg.
  • Augmenter le nombre de logements à destination du public étudiant.
  • Gel voire diminution des loyers en résidence CROUS.

Les revendications de l’AFGES en matière de santé

  • Suppression du régime de sécurité sociale étudiante, défaillant, et rattachement de tout.es au régime de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie.
  • Mise en place d’un centre de soins universitaire permettant l’accès à des spécialistes conventionnés en réseau avec le SUMPS.
  • Faciliter l’accès à l’information sur les régimes de complémentaires santé existants.

Les revendications de l’AFGES en matière de transport

  • Mise en place d’une tarification étudiante accessible pour les étudiants non boursiers.
  • Gel de la tarification solidaire pour les étudiants boursiers.
  • Engager des consultations avec les collectivités pour garantir des tarifs accessibles aux publics étudiants sur les transports en commun.

Coût de la rentrée étudiante 2016 à Strasbourg

Coût de la rentrée étudiante 2016 à Strasbourg

L’AFGES publie, à l’approche de la rentrée universitaire, son traditionnel coût de la rentrée étudiante à Strasbourg. Alors que le gouvernement prend enfin la mesure de la «priorité jeunesse» annoncée en 2012, le coût de la vie étudiante ne cesse d’augmenter forçant une grande partie d’étudiants, à défaut d’aide de la famille, à se salarier pour financer leurs études.

Cette année l’AFGES publie un coût de la rentrée universitaire basé sur 3 profils d’étudiant-e-s différents. En effet, les frais occasionnés par la rentrée universitaire peuvent varier du simple au double en fonction de certains critères. Les 3 profils que vous pourrez retrouver dans le tableau ci-dessous sont donc relatifs à : un étudiant boursier habitant dans une cité universitaire, un étudiant non boursier et non décohabitant vivant chez ses parents (ici à Sélestat par exemple) et un étudiant non boursier qui habite seul dans un studio de 20m².

CDR 2016 final 1.xlsx

CDR 2016 final 1.xlsx

Les mesures récemment mises en place par le gouvernement tels que le gel des frais d’inscription et de sécurité sociale, la création de 25000 nouvelles bourses à l’échelon 0bis ainsi que le gel du ticket RU, sont satisfaisantes Plus encore, l’augmentation substentielle du coût des transports, et une absence d’encadrement des loyers dans l’Eurométropole de Strasbourg tendent à augmenter le coût de la vie pour les presque 60 000 étudiants strasbourgeois.
les mesures cités, tirées des propositions de la FAGE, fédération nationale de l’AFGES montrent des signes encourageants d’un engagement du gouvernement en faveur de la jeunesse.

Néanmoins ces mesures restent insuffisantes. L’AFGES appelle vivement le gouvernement à continuer en ce sens en mettant en place l’Aide Globale d’Indépendance portée par la FAGE ainsi qu’à poursuivre la politique de construction de logements, seule solution pour réduire le coût des loyers.

L’AFGES tient également à rappeler que la précarité étudiante n’est pas seulement relative au mois de septembre mais qu’elle est effective sur toute la durée du cursus. Si le coût de la rentrée reste relativement stable au niveau des frais spécifiques (inscription, sécurité sociale, assurance…) c’est le coût de la vie courante qui est en nette augmentation.

Télécharger le communiqué du coût de la rentrée à Strasbourg en format PDF

Le traité TAFTA : quelles menaces pour le service public et l’enseignement supérieur à la française ?

Le traité TAFTA : quelles menaces pour le service public et l’enseignement supérieur à la française ?

Le traité TAFTA : quelles menaces pour le service public et l’enseignement supérieur à la française?

Le 30 janvier dernier, la fédération nationale de l’AFGES, la FAGE, a pris position afin de demander la suspension des négociations du traité de libre-échange transatlatique (TAFTA ou TTIP). En tant que première organisation de jeunesse en France, la FAGE, soutenue par l’AFGES, a exprimé ses craintes quant aux conséquences de ce traité sur le service public français, patrimoine collectif au service de tous, composante essentielle de l’égalité des citoyens et de l’émancipation des moins aisés.

L’AFGES revient aujourd’hui sur ce traité de libre-échange, afin de comprendre de quoi il retourne et d’en percevoir les tenants et les aboutissants, ainsi que les conséquences sur le service public, notamment de l’enseignement supérieur.

Qu’est ce que le TAFTA/TTIP ?

Les États-Unis et l’Union Européenne négocient depuis mars 2013 un traité de libre-échange appelé Transatlantic Trade and Investment Partnership, ou Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement (TTIP/PTCI). Il est plus connu sous le nom de TAFTA (Transatlantic Free Trade Area ou Traité de libre-échange transatlantique).

Ce traité de libre échange vise à faciliter les échanges commerciaux entre les différentes parties à l’accord. A cette fin, les négociations portent sur 3 grands axes :

 

Réduction substantielle des droits de douane

Actuellement, les droits de douane entre ces deux zones géographiques sont de l’ordre de 2 à 3% selon les secteurs. Il existe toutefois des exceptions, notamment dans les domaines du textile et de l’agriculture, davantage protégés par les tarifs extérieurs.

Les + : les droits de douane servent à financer le budget de l’UE et inversement des États-Unis. Ils permettent également de protéger de la concurrence des secteurs considérés comme stratégiques, comme c’est le cas du secteur agricole.

Les – : Les marchandises venant des États-Unis coûtent plus cher aux européen-ne-s, et inversement.

 

Harmonisation des normes

Cela signifie que les parties prenantes au traité rapprochent leurs standards en matière de sécurité ou d’hygiène notamment.

Les + : Cela réduirait les coûts d’adaptation à chaque marché pour les fabricants. Par exemple, actuellement, un fabriquant doit prévoir un produit s’adaptant aux normes de voltage différentes dans l’Union Européenne et aux États-Unis.

Les – : Il y aurait toutefois une harmonisation à la baisse, c’est à dire que les normes adoptées seraient moins sécurisantes pour les consommateurs. Par exemple, la France pourrait être contrainte d’accepter les cultures d’organismes génétiquement modifiés (OGM) sur son territoire, ou la fracturation hydraulique pour l’exploitation des gaz de schiste, qui est autorisée aux États-Unis.

 

Ouverture des marchés publics

Des entreprises installées dans un des pays prenant part à cet accord pourraient répondre à des appels à projets soumis indifféremment par l’un d’entre eux, par exemple la construction d’une bibliothèque municipale en France pourrait être confiée à une entreprise américaine. On ne pourrait plus refuser une candidature sur la seule base de l’origine extra-communautaire.

Les + : Si une entreprise, qui se voit ouvrir l’accès à ces nouveaux marchés publics, est plus performante, cela permettrait de réduire les coûts, par exemple les coûts de construction dans le cas d’une bibliothèque.

Les – : On ne pourrait plus favoriser une entreprise locale, cela pourrait engendrer des coûts sociaux (chômage) ou environnementaux.

Au-delà de la volonté de faciliter les échanges commerciaux, ce traité resserrerait les liens économiques et aurait des implications politiques en termes d’unité du bloc occidental.

 

Un traité controversé

ob_04e215_capture-d-ecran-74.png-520x245La plupart des études portant sur le traité pointent un impact positif sur la croissance extrêmement faible et incertain. Il est en revanche certain que le traité en cours de négociation est potentiellement dangereux pour la population européenne, notamment en raison de l’harmonisation des normes européennes et étasuniennes. C’est la raison pour laquelle il est tant contesté par de nombreux acteurs de la société civile (ONG, syndicats, associations…).

Les personnes consultées par les négociateurs sont en très grande majorité des représentants des entreprises, surtout des multinationales, ce qui laisse à craindre que le TTIP/TPCI se fasse contre l’intérêt des citoyen-ne-s. Il est d’ailleurs symptomatique que l’accès au mandat de négociation de la commission européenne n’ait été accordé uniquement car certains documents avaient fuité.

En plus des risques concernant la santé et l’emploi, c’est aussi la souveraineté des États qui pourrait être remise en cause par la signature d’un traité de libre-échange transatlantique. En effet, le mandat de négociation accordé à la commission européenne ouvre la porte à la création d’un tribunal d’arbitrage supranational. De tels tribunaux existent déjà dans le cadre d’autres accords de libre-échange. Avec ces tribunaux, une entreprise peut attaquer en justice un État quand il s’estime lésé car les règles commerciales dépassent les normes étatiques. L’Australie a par exemple été attaquée par le fabricant de tabac Philip Morris en 2011 pour avoir introduit le paquet de cigarettes neutre car la marque y voyait un manque à gagner.

Une menace pour l’enseignement supérieur

L’article 20 du mandat de négociation donné à la commission européenne précise que les services fournis dans l’exercice du pouvoir gouvernemental sont exclus des négociations. Dès lors, si les services gouvernementaux sont exclus, comment le modèle de l’enseignement supérieur à la française pourrait-il être concerné ?

Les services sont définis comme tel : sont considérés comme services publics les services qui ne sont pas mis en concurrence avec des entreprises privées. Or l’éducation en France n’est pas uniquement publique, elle est donc une des cibles potentielles de cet accord. Ainsi, les universités seraient considérées comme des entreprises comme les autres.

Or à l’heure actuelle, le mandat de négociation affirme que les États n’auraient pas le droit de donner des avantages aux entreprises nationales par rapport aux entreprises étrangères qui veulent s’installer dans le pays. Cet élément constitue un danger réel pour l’enseignement supérieur public. En effet, si une université américaine décide d’installer une antenne en France, l’État n’aura pas le droit d’avantager les universités publiques en les finançant.

Aux États-Unis, certaines universités sont à but lucratif, on ne voit donc pas pourquoi elles s’interdiraient de poursuivre l’État français devant le tribunal d’arbitrage pour concurrence déloyale, parce qu’il finance les universités. Il n’apparaît pas enviable que les universités françaises soient contraintes de facturer l’éducation au prix fort pour compenser l’interdiction de financements publics par le TTIP/TPCI.

L’AFGES et la FAGE demandent la suspension des négociations portant sur le traité

Le TTIP/TPCI ou TAFTA est encore en négociation, il est donc difficile d’en évaluer tous les impacts. Il n’en demeure pas moins que les bases de négociation sont extrêmement inquiétantes et pourraient remettre en cause le modèle économique, social et environnemental de la France.

Il est prévisible qu’en raison de la division politique des États membres de l’Union Européenne et du poids économique des États-Unis, ces derniers pourront imposer plus de contraintes à l’Union Européenne que l’inverse. L’harmonisation des normes entre les États-Unis et l’Union Européenne peut donc laisser présager de lourdes conséquences.

L’AFGES est depuis sa création attachée au modèle de service public français, vecteur de justice, d’égalité et d’émancipation. Le TTIP/TPCI ou TAFTA ouvrirait la porte à une privatisation de l’enseignement supérieur, et par là même une hausse importante des frais d’inscription ainsi qu’un manque de reconnaissance et de visibilité des diplômes : autant de menaces contre lesquelles les organisations de jeunesse telles que l’AFGES se doivent d’être vigilantes et mobilisées.

Ainsi, l’AFGES et sa fédération nationale, la FAGE, demandent aujourd’hui la suspension des négociations jusqu’à ce que des garanties soient données sur la protection des services publics et de la souveraineté des États face aux entreprises.

 

Pour un résumé rapide: https://www.youtube.com/watch?v=zHK1HqW-FQ0

Plus d’information sur le site de la FAGE : http://www.fage.org/news/actualites-fage-federations/2016-02-08,fage-tafta-la-fage-exige-la-suspension-des-negociations-autour-d-un-traite-opaque.htm

 

Le Livre Blanc des étudiant-e-s d’Alsace 2015-2017

Le Livre Blanc des étudiant-e-s d’Alsace 2015-2017

Forte de ses 92 années d’existence et d’expérience comme première organisation de jeunesse alsacienne, l’AFGES a eu à coeur d’accompagner les changements de la société et de l’enseignement supérieur en Alsace. Et c’est pour faire de l’enseignement supérieur alsacien un vecteur d’émancipation de la jeunesse, que l’AFGES publie sa 4ème mouture du Livre Blanc des Etudiant-e-s d’Alsace, afin de faire état des enjeux contemporains et des propositions pour demain.

92 ans au service du progrès social

En 92 ans d’existence, l’AFGES a traversé les époques et les transformations de l’enseignement supérieur français et européen, et connu bien des définitions du service public même. Mais les associations étudiantes au service de tout-e-s les étudiant-e-s et de la jeunesse ont su rester fidèles à leur idéal d’humanisme, de progressisme et de démocratisation de l’enseignement supérieur. Que ce soit par un syndicalisme luttant au quotidien pour les droits des jeunes et contre les conservatismes qui se dressent face au progrès social, ou par une action quotidienne au service des étudiant-e-s sur les campus, l’AFGES défend une autre idée des études supérieures, comme vecteur d’émancipation de la jeunesse.

12291302_10153115170595997_4579794497064626611_oC’est au service de ces valeurs que l’AFGES a construit les premiers services aux étudiant-e-s : restauration universitaire, sport étudiant, sanatorium pour les étudiant-e-s, etc. C’est en allant toujours plus loin pour déconstruire les barrières sociales et pour faire de l’Université le lieu de l’émancipation de la jeunesse, que l’AFGES a participé à la rédaction de la Charte de Grenoble, consacrant les droits et les devoirs des étudiant-e-s en tant que jeunes travailleurs intellectuels.

Conscient-e-s du poids de cet héritage historique, les militant-e-s de l’AFGES ont à coeur de contribuer à repenser de manière toujours plus innovante l’enseignement supérieur et la place des jeunes.

Un Livre Blanc pour faire de 2016 une année au service de la jeunesse

Au premier plan politique lorsqu’il s’agit de questions de jeunesse, d’enseignement supérieur, de recherche et1948090_10152393150140997_195131098448589326_n d’éducation, l’AFGES ne saurait pointer du doigt les travers de ces domaines sans y apporter des solutions concrètes. En effet il est du devoir des organisations réformistes telles que l’AFGES d’amener le débat tout en restant force de propositions pour ne pas tomber dans un conservatisme néfaste.

Ainsi, et dans la continuité du livre blanc “Vers une Université d’Alsace” sorti en 2012, l’AFGES de 2015 a souhaité exprimer ses convictions en faveur de la jeunesse dans un nouveau livre blanc intitulé “Pour un enseignement supérieur alsacien au service de l’émancipation des jeunes”. En effet l’Université d’Alsace est aujourd’hui concrète au travers notamment du contrat de site regroupant les principaux établissements d’enseignement supérieur alsaciens. Ainsi l’idée directrice dans la rédaction de ce livre blanc a été d’amener des solutions concrètes pour permettre l’émancipation de la jeunesse.

Parce que la jeunesse ce n’est pas seulement l’avenir de notre pays, de notre région, c’est aussi et surtout son présent, l’AFGES propose dans ce livre blanc ses idées directrices pour mettre la jeunesse en capacité de s’émanciper aujourd’hui pour être de meilleurs citoyens demain.

Pour un enseignement supérieur alsacien au service de l’émancipation des jeunes

10258889_10153197423090997_3332721000669742775_oLes élu-e-s étudiant-e-s de l’AFGES, forts de leur expertise et de leur action quotidienne sur les campus alsaciens, ne veulent plus être témoins des transformations de l’enseignement supérieur, mais en être les initiateurs. Alors que l’idée même de service public est battue en brèche et que les forces réactionnaires appellent à l’élitisme dans l’éducation et à la marchandisation des savoirs, l’AFGES défend plus que jamais l’idée d’un autre enseignement supérieur.

Fort de cette mission et de ces valeurs, le présent Livre Blanc s’entend comme une profession de foi pour les années à venir, en affirmant les changements que l’AFGES luttera pour construire :

  • L’excellence pour tou-te-s : pédagogie et formation au service de l’émancipation de la jeunesse
  • Pour des campus solidaires : déconstruire les barrières sociales et garantir la réussite de tou-te-s
  • Favoriser l’engagement des jeunes : une vie étudiante par les étudiant-e-s et pour les étudiant-e-s
  • Pour une nouvelle gouvernance universitaire démocratique
  • International et mobilité : ouvrir l’enseignement supérieur alsacien sur le monde
  • Faire de l’enseignement supérieur un vecteur d’émancipation sociale : l’insertion professionnelle pour tou-te-s

Le coût de la rentrée étudiante en Alsace en 2015

Le coût de la rentrée étudiante en Alsace en 2015

Coût de la rentrée étudiante 2015 en Alsace : une diminution de 4,3 % mais une précarité des étudiants toujours plus sensible

L’AFGES publie en ce premier jour de la rentrée universitaire, sa traditionnelle enquête du coût de la rentrée, étendue aux quatre villes universitaires d’Alsace. Plusieurs années après la campagne présidentielle qui a placé la jeunesse dans les priorités de chacun, celle-ci attend impatiemment des mesures concrètes. Alors que l’accès à l’enseignement supérieur est de plus en plus freiné par des contraintes financières, et que le chômage des jeunes, notamment diplômés, atteint des taux records, les chiffres du coût de la rentrée 2015 nous donnent quelques signaux encourageants.En effet, le mois de septembre 2015 représente un budget moyen pour un étudiant alsacien primo-arrivant, décohabitant et non boursier, de 2 385,26 €, ce qui représente une baisse de 4,3% en un an. A titre comparatif, la moyenne nationale du coût de la rentrée sur la France entière est également en diminution de 6,8%, selon la FAGE.

Après des années précédentes marquées par une hausse systématique du coût de la rentrée, cette année se distingue par une diminution généralisée, largement imputable à la diminution des frais d’agence pour l’emménagement et par le gel des frais d’inscription ainsi que de la cotisation à la sécurité sociale étudiante.

Mais l’AFGES rappelle que la précarité étudiante n’est pas l’apanage du mois de septembre. Si le coût de la rentrée est en baisse, le coût de la vie, lui, connaît une légère augmentation. Le logement, l’alimentation et la santé, pourtant fondamentaux dans la vie d’un étudiant, restent toujours aussi coûteux, et à l’origine d’une précarité durable chez des milliers d’étudiants.

Le prix du ticket U augmente à nouveau de 1,56% pour atteindre 3,25€ cette année, et ce, en totale contradiction avec les revendications de la FAGE et de l’AFGES, niant ainsi tout investissement d’Etat pour lutter contre la précarité alimentaire, touchant des milliers d’étudiants chaque année.

Alors que le logement correspond à plus de 40% du budget d’un étudiant, l’encadrement des loyers mis en place par la loi ALUR en région parisienne reste circonscrit aux étudiants franciliens. C’est pourquoi l’AFGES demande la mise en place d’un encadrement des loyers du secteurs privés dans l’Eurométropole. Par ailleurs, un effort supplémentaire de la part du CROUS de Strasbourg en matière de logement est plus que nécessaire : avec 21% d’augmentation depuis 2007 et une vétusté croissante, les chambres universitaires sont de moins en moins attractives. Chaque rénovation et nouvelle construction se traduit par une augmentation substantielle de loyer entraînant la vacance croissante des logements universitaires inadaptés aux besoins des étudiants.

L’AFGES constate par ailleurs que année après année, de plus en plus d’étudiants renoncent à se soigner. L’accès aux soins doit être une question prioritaire, notamment par la création d’un réseau universitaire de soins et d’un centre de soins étudiant, existant dans d’autres villes. L’AFGES pointe par ailleurs les graves dysfonctionnements de la sécurité sociale étudiante, et les difficultés d’accès à une complémentaire santé de nombreux étudiants.

L’AFGES reste dans l’attente d’une réelle refonte des aides sociales à destination des étudiants, qui connaissent une dégradation de leurs conditions de vie, tout particulièrement ceux issus des classes moyennes et populaires. Les étudiants ne peuvent se contenter de mesures prises dans l’urgence : ils attendent une véritable réforme conduisant à la mise en place de l’Aide Globale d’Indépendance portée par la FAGE.

Il faut néanmoins donc souligner que pour la première fois, et grâce aux réformes demandées par la FAGE et l’AFGES, le prix moyen d’une rentrée enregistre une diminution notable de 4,3%. L’encadrement des frais d’agences permet en effet une réduction moyenne de près de 40% des tarifs des prestations des agences lors de la location d’un appartement. Cette mesure a un impact réel dans un pays où l’âge moyen de décohabitation est parmi les plus bas d’Europe. L’accès au logement étant une des étapes primordiales du parcours d’autonomie d’un jeune mais aussi un préalable important à la libre orientation et à l’accès à l’enseignement supérieur. L’AFGES et la FAGE se félicitent de l’impact de cette mesure.Dans un contexte de plus en plus difficile pour les jeunes, l’AFGES poursuivra son engagement à leurs côtés, comme elle le fait depuis plus de 90 ans.

Retrouvez les chiffres et notre analyse dans notre dossier de presse : 2015 DDP Coût rentrée étudiant en Alsace VF

Découvrez également l’interview du président de l’AFGES par Alsace20:

La représentation étudiante nationale, une tradition qui s’ancre à Strasbourg

La représentation étudiante nationale, une tradition qui s’ancre à Strasbourg

Après les dernières élections au Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires (CNOUS) et au Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER), focus sur les élus nationaux de la FAGE (Fédération des Associations Générales Étudiantes) issus de l’AFGES :

Forte des bilans successifs de ses nombreux élu-e-s dans les conseils universitaires et académiques locaux et de la confiance des étudiants régulièrement renouvelée lors des élections dans ces différentes instances, l’AFGES a toujours eu à cœur de participer activement à la co-construction de la politique nationale de l’Enseignement supérieur et des Oeuvres. C’est pourquoi elle était présente sur les listes aux élections nationales portées par la FAGE, première organisation de jeunesse en France, dont elle est membre fondateur depuis 1989.

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En janvier déjà, Tommy VEYRAT, actuel 1er Vice-président de l’AFGES portait le projet national des associations étudiantes pour le réseau des Œuvres en tant que tête de liste de la FAGE au CNOUS. Tommy explique « qu’en période de crise, les étudiants comme d’autres publics plus ou moins vulnérables, sont les premiers menacés de précarisation, il convient donc de réformer ou plutôt de refondre le système actuel d’aide sociale, notamment par l’intermédiaire de l’AGI (Aide Globale d’Indépendance) proposée par la FAGE ».

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Plus récemment Jimmy LOSFELD, Président de l’AFGES, était élu au CNESER sous la bannière de la FAGE, à l’appui d’un programme ambitieux. Pour Jimmy, « la nécessité première du mandat à venir est – outre bien sûr le fait de garantir la continuité du service public de l’Enseignement supérieur, dans un contexte où l’accessibilité à celui-ci est de plus en plus attaqué, alors que le diplôme est le meilleur rempart contre le chômage – de développer les méthodes pédagogiques et d’évaluations qui mettent en avant l’assimilation des compétences plutôt que le simple bachotage ».

Ainsi, la FAGE, porteuse du modèle de représentation et de gestion militante par le projet, prôné de longue date par l’AFGES et les 47 autres fédérations du réseau national, n’a jamais été aussi forte, devenant en 2015 première organisation étudiante ex-aequo en nombre de sièges dans les conseils nationaux.

Et la présence et l’implication du couple exécutif de l’AFGES dans la représentation étudiante au niveau national représente une reconnaissance sans équivoque de la qualité des propositions et travaux de ses élus étudiants locaux déjà reconnue de longue date par les partenaires de la Fédération alsacienne tels que les Collectivités territoriales, les Universités et le CROUS.

Faculté de Droit : le fiasco de la seconde session

Faculté de Droit : le fiasco de la seconde session

Un contentieux né d’une volonté d’innovation pédagogique

facdedroitDepuis plusieurs années, l’Université de Strasbourg et l’AFGES ont fait le pari ambitieux d’œuvrer pour une pédagogie innovante en mettant en place une évaluation continue intégrale permettant de diversifier les pratiques pédagogiques et de mettre un terme aux « notes couperets » de fin d’année, rendant par là même caduque la seconde session de juin. Projet phare de l’université, ces modalités d’évaluation permettent une réelle approche par compétence et une évaluation formative, le tout au service de la réussite étudiante. (Plus d’information : L’évaluation continue intégrale : une innovation pédagogique nécessaire ).

Malheureusement, l’UNEF, syndicat minoritaire à Strasbourg, a fait le choix politique d’assigner l’Université de Strasbourg au Tribunal Administratif pour forcer la remise en place d’une seconde session, préférant un conservatisme démagogique à une innovation au service des étudiants. Le jugement du Tribunal Administratif de Strasbourg de janvier 2014 puis la confirmation de la Cour Administrative d’Appel de Nancy en date du 13 avril 2015 a tranché pour le rétablissement de cette seconde session, l’évaluation continue intégrale n’étant pas prévue par la loi en raison d’un vide juridique.

Si la plupart des composantes de l’Université de Strasbourg ont appliqué à leur corps défendant ce rétablissement de la seconde session, la Faculté de Droit a longuement refusé d’appliquer cette décision, elle qui refusait déjà la mise en place d’une véritable évaluation continue intégrale.

C’est pourquoi la Faculté de Droit a donc été sommée de réinstaurer la seconde session après une injonction du juge administratif. Le dit juge administratif a en conséquence obligé la Faculté de Droit à une astreinte de 1000 € par étudiant qui aurait dû être convoqué à la seconde session. La Faculté est ainsi dans l’obligation de remettre en place cette seconde session à la dernière minute, d’ici à la fin du mois.

Ainsi, suite à cette intervention, une seconde session prend place du 29 juin au 11 juillet prochain, plaçant de très nombreux étudiants de facto dans une situation compliquée.

Quelles conséquences pour les étudiants ?

aulafacdedroitStagiaires, étudiants internationaux, travailleurs saisonniers : les situations empêchant de participer à cette seconde session de dernière minute sont nombreuses, et beaucoup d’étudiants risquent d’être considérés comme défaillants.

Avec une précarité étudiante en augmentation, l’été ne constitue plus une période de vacance ou de repos pour les étudiants, car soixante pour-cent d’entre eux, en Alsace, sont obligés de se salarier afin de financer leurs études.

Révisions dans l’urgence, situations de stress, méthodes pédagogiques nécessairement au rabais, sans compter le risque de devoir rembourser les aides du CROUS obtenues durant l’année, les conséquences pour les étudiants sont nombreuses.

Prompts à réagir, l’Amicale des Etudiants en Droit, membre du réseau de l’AFGES, a très rapidement communiqué en direction des étudiants pour leur annoncer la nouvelle, et ont contacté les services de la Faculté de Droit pour éclaircir la situation et apporter un maximum de solutions.

Ce que nous savons aujourd’hui

Sont convoqués à cette seconde session l’ensemble des étudiants n’ayant pas obtenu la moyenne durant l’un des semestre, il n’y a pas de note minimale. En revanche, la compensation entre les semestres passent avant la seconde session. La note obtenue remplacera systématiquement la note de la première session.

Nous savons aussi que suite à cette session improvisée, le corps enseignant de la Faculté de Droit sera forcé de mettre place des modalités d’évaluation au rabais : examens d’une seule heure, QCM, etc. De fait, l’inadéquation pédagogique de la seconde session en est encore renforcée.

Concernant les étudiants boursiers, qui défaillants auraient pu être astreints à rembourser l’intégralité des bourses du CROUS, suite à l’intervention des élus de l’Amicale des Etudiants en Droit et des élus AFGES auprès de la faculté et auprès du CROUS de Strasbourg, nous avons aujourd’hui l’engagement que les étudiants ne risqueront pas de devoir rembourser leurs bourses, comme le prévoit habituellement la procédure en cas de défaillance.

L’AFGES et l’AED continuent de faire tout leur possible pour aider au maximum les étudiants touchés.

Une équipe d’étudiants Vice-présidents soudée et au travail

Une équipe d’étudiants Vice-présidents soudée et au travail

Tous les deux ans, après les élections étudiantes, l’Université et le CROUS de Strasbourg se dotent de vice-présidents étudiants élus en leur sein. Depuis le 7 avril, les trois titulaires de ces mandats sont tous issus de l’AFGES.

Une équipe issue du choix des étudiants

Les résultats électoraux de la plus ancienne fédération étudiante de France (66% des voix au CROUS, 76% à l’Unistra) avaient déjà permis de prouver l’attachement des étudiants à une représentation pragmatique ainsi qu’à une gestion militante par le projet. La reconnaissance institutionnelle est, elle aussi, intervenue en conférant à trois étudiants issus des listes portées par l’AFGES, les trois vice-présidences statutairement étudiantes.

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Quentin MENIGOZ, étudiant en Sciences politiques a été élu le 27 janvier Vice-président en charge de la Vie Universitaire (VPVU) par le Congrès de l’Université de Strasbourg.

 


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Guillaume POILLERAT-GARCIA, étudiant en Médecine, a ensuite été élu le 24 mars Vice-président étudiant du Conseil d’administration du CROUS (VPE CROUS) de l’Académie de Strasbourg par celui-ci.

 

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Julien GAMBA, étudiant en Informatique, a enfin rejoint Quentin et Guillaume en tant que Vice-président étudiant du Conseil académique de l’Unistra (VPE CAc) lors de sa séance du 7 avril.

 

Des valeurs communes pour une action de concert

À ces occasions, les trois étudiants vice-présidents n’ont pas manqué de présenter les  orientations qu’ils entendent donner à leurs mandats. Des engagements fortement marqués par les valeurs portées par la Fédération dont ils sont issus et qui sont celles d’accessibilité à l’enseignement supérieur, de mise en responsabilité de la jeunesse et de justice sociale.

Évoluant dans des domaines d’actions distincts mais pour autant complémentaires, Quentin, Guillaume et Julien mettent notamment en avant leur volonté d’amélioration des conditions d’études et de vie des étudiants de l’Académie et de l’Université à travers les nécessités suivantes :

  • Une véritable politique de santé publique et d’accès aux soins pour les étudiants les plus en détresse, et un accroissement du caractère fédérateur du sport universitaire.
  • Un développement des services sociaux à destination des étudiants et une lutte pour des tarifs sociaux effectifs en matière de logement et de restauration étudiants.
  • Une attention particulière à l’élaboration de la prochaine offre de formation ainsi qu’aux méthodes pédagogiques appliquées, pour favoriser la réussite et l’insertion professionnelle des étudiants.

De plus, en accord avec les institutions concernées, les trois étudiants vice-présidents ont fait part de leur souhait de travailler ensemble et de créer un espace de réflexion à l’échelle régionale, entre étudiants responsables institutionnels afin d’être porteurs sur les problématiques communes de vie étudiante et sur la place de la jeunesse dans la société.

 

Contribution au schéma régional de vie étudiante

Contribution au schéma régional de vie étudiante

Dans le cadre du contrat de site liant les établissements d’enseignement supérieur alsaciens, les différents acteurs de la vie étudiante se réunissent pour proposer un schéma directeur régional de vie étudiante. L’AFGES, force de proposition en la matière, a réuni ses propositions pour une politique de vie étudiante ambitieuse, sociale et innovante.

Qu’est-ce que le contrat de site ?

Il s’agit d’un contrat d’association entre les établissements d’enseignement supérieur de la Région Alsace, pour encourager une dynamique de coopération, d’harmonisation et de mutualisation de la  recherche, de la formation ou encore de la vie étudiante. Cette association a pour objectif de  permettre le développement de l’attractivité de l’enseignement supérieur alsaciens. Ce type de regroupement est prévu par la loi Fioraso de 2013, et les établissements d’enseignement supérieur de notre région font partis des seuls en France à avoir choisi se mode de regroupement, à l’instar des COMUE (communautés d’universités et d’établissements) qui se développent au sein des autres régions..

Il réunit des établissements “associés” autour d’un établissement “chef de file”, l’Université de Strasbourg : l’INSA Strasbourg, l’Université de Haute-Alsace et la Bibliothèque Nationale Universitaire (BNU). Il comprend aussi des établissements rattachés à l’Unistra : l’ENGEES (ingénierie eau et environnement) et l’ENSAS (architecture).

D’autres structures s’inscrivent dans cette démarche de coopération : le CROUS de Strasbourg, les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, les collectivités territoriales  ou encore le TNS, l’ENA, l’INET, les lycées, etc.

L’ensemble de ces acteurs ont signé ce contrat de site en 2013, qui s’inscrit dans une démarche pluriannuelle prenant fin en 2017. C’est le travail conjoint de ces établissements qui a permis des réalisations telles que le Pass’ Campus Alsace commun aux établissements d’Alsace. 

Qu’est-ce que le schéma directeur régional de la vie étudiante ?

Dans le cadre d’un plan national de vie étudiante (PNVE) du ministère de l’enseignement supérieur qui reste toujours à paraître, les regroupements d’établissements ont été encouragées à développer ces schémas directeurs régionaux de la vie étudiante. Ces schéma directeurs ont vocation à impulser une ligne directrice globale dans l’amélioration de la qualité des conditions de vie et d’études des étudiants.

Les établissements du contrat de site alsaciens se sont réunis en commissions thématiques depuis septembre dernier afin de proposer les grandes lignes devant figurer dans la version finale de ce schéma directeur qui définira les grandes orientations des politiques de vie étudiante dans toute l’Alsace pour les années à venir.

Ces commissions thématiques sont au nombre de 6 :

  • Vie associative et engagement étudiant
  • Santé et aide sociale
  • Logement et restauration
  • Sport et culture
  • Transport
  • Handicap

Il est cependant à noter l’absence des établissements non-associés : les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) et Instituts de Formation des Masseurs-Kinésithérapeutes (IFMK) sont une fois encore les grands absents des mesures prises au sujet de l’enseignement supérieur alsaciens.

Nous pouvons également déplorer le manque de grandes orientations ou de thématiques orientées vers les étudiants internationaux. Cet oubli apparaît comme problématique dans une région frontalière qui connaît une part importante et un des plus fort taux d’étudiants internationaux en France.

L’AFGES, fidèle à sa mission de force de proposition en matière de vie étudiante, a réuni les grandes orientations que son réseau souhaite impulser au niveau des établissements d’enseignement supérieur alsacien. L’ensemble de ces propositions seront donc présentées aux présidents des différentes commissions thématiques afin que les élus de l’AFGES puissent activement prendre part à l’élaboration d’un schéma directeur régional de la vie étudiante ambitieux et qui puisse répondre aux attentes de l’ensemble des étudiants d’Alsace.

 Cliquez sur l’image pour retrouver les propositions de l’AFGES pour la vie étudiante !

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Le dossier social étudiant : c’est maintenant !

Le dossier social étudiant : c’est maintenant !

Pour demander une bourse ou un logement social, les étudiants doivent chaque année remplir leur dossier social étudiant avant le 31 mai. Tous les ans, de nombreux étudiants oublient de remplir le dossier, retardant d’autant l’arrivée des bourses. Alors pour bénéficier des aides et des services du CROUS, n’attendez plus !

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