[COMMUNIQUÉ] L’AFGES condamne : les agissements des bloqueurs n’ont plus leur place à l’Université !

[COMMUNIQUÉ] L’AFGES condamne : les agissements des bloqueurs n’ont plus leur place à l’Université !

Ce matin, un groupe minoritaire d’une dizaine de personnes a encore une fois sévit sur le campus central. En effet, pas moins de 700 étudiant-e-s, qui devaient passer leur examen du CLES(certification de langue de l’enseignement supérieur), ont été lâchement empêché-e-s de pouvoir accéder à leur bâtiment d’examen.

De plus, depuis le début de la journée, un certain nombre d’étudiant-e-s n’ont pu accéder aux bâtiments universitaires ou sont même enfermé-e-s à l’intérieur. En effet des étudiant-e-s se trouvant en cours, ou simplement dans leur composante, ont été bloqué-e-s temporairement et ne pouvaient plus circuler librement. Il est inacceptable que les étudiant-e-s soient pris en otage pour quelques raisons que ce soient.

Ces oeuvres répétitives, saccageant le rôle de l’université et en désaccord total avec le souhait des étudiant-e-s (cf le vote électronique), ne sont plus tolérables sur les campus de Strasbourg. L’AFGES condamne fermement ces agissements fallacieux de la part d’un petit groupe, parfois non étudiant, qui agit en rêvant d’un second mai 68.

La réforme n’est pas bonne en tout point, mais il est nécessaire de faire en sorte qu’elle soit appliquée au mieux à l’Université de Strasbourg. Ce travail de longue haleine a été pris en charge par les élu-e-s de l’AFGES depuis le mois d’octobre.

Ces révoltes n’ont pas lieu d’être, puisque le comité de suivi de la réforme mis en place à l’initiative de l’AFGES, et fait le travail nécessaire pour ne pas avoir la moindre sélection et le meilleur accompagnement des étudiant-e-s en difficulté à la rentrée 2018.

Aussi, si ces actions continuent, il est certain qu’elles ne représentent plus aucun mouvement étudiant, mais bien un agissement politique vers une convergence des luttes, sortant totalement du cadre du monde universitaire. Si c’est malheureusement le dernier objectif des bloqueurs, alors ils n’ont plus rien à faire sur un campus universitaire.

Et si l’AFGES répète encore une fois que le blocage est un moyen d’expression et que nous le respectons, il ne doit en aucun cas être un frein à celles et ceux qui veulent étudier.

[COMMUNIQUÉ] La volonté des étudiant-e-s doit être respectée!

[COMMUNIQUÉ] La volonté des étudiant-e-s doit être respectée!

Suite à la demande faite par le bureau et les élu-e-s de l’AFGES concernant la mise en place d’une consultation sur la question des blocages, L’Université de Strasbourg a mis en place ce vote électronique du 16 avril au 18 avril.

Les étudiant-e-s de l’Université de Strasbourg se sont exprimé-e-s massivement, soit 16 272 votant-e-s !

71,88% d’entre eux-elles refusent le blocage !

L’AFGES réaffirme sa position d’opposition aux différents blocages ! L’Université de Strasbourg doit rester un lieu de liberté et d’émancipation intellectuelle de la jeunesse.

Suite à la mobilisation du 19 avril, un bâtiment de l’Université a une nouvelle fois été occupé. Il est inacceptable que des bâtiments, avec des étudiant-e-s à l’intérieur, se retrouvent occupés de cette manière, en dépit de la majorité s’étant prononcée contre ce type de pratique.

L’AFGES condamne ces agissements et rappelle son attachement aux principes de démocratie et de liberté d’expression. Ainsi, au vu des résultats du vote électronique, l’AFGES demande à ce que l’ensemble des blocages ne soient pas reconduits.

En parallèle, des déblocages sauvages se multiplient au sein du Campus. L’AFGES rappelle que ces déblocages risquent d’engendrer une escalade de violence et des réponses de plus en plus virulentes de la part des opposant-e-s.

La majorité s’est exprimée, le calme doit revenir au sein du campus, afin que tou-te-s les étudiant-e-s puissent étudier librement et dans de bonnes conditions.

[COMMUNIQUÉ] Les étudiant-e-s de l’université de Strasbourg entendu-e-s !

[COMMUNIQUÉ] Les étudiant-e-s de l’université de Strasbourg entendu-e-s !

L’Assemblée Générale étudiante de ce matin a décidé le blocage de tous les bâtiments de l’Université et d’en occuper un, à partir du mardi 17 avril.

Il est inacceptable que les étudiant-e-s devant se rendrent à leurs examens ou souhaitant s’investir dans leur cursus ne puissent le faire dans de bonnes conditions. En effet, les blocages ne doivent pas être un frein à la diffusion de savoir ou même à la poursuite des études.

C’est dans cette optique que les élu-e-s étudiant-e-s de l’AFGES ont interpellé  officiellement, il y a une semaine, le Conseil d’administration de l’Université de Strasbourg, et particulièrement son Président, afin que soit mise en place le plus rapidement possible une consultation électronique sur la question des blocages. C’est chose faite !

Les étudiant-e-s pourront répondre à la consultation de l’Université du 16 avril au mercredi 18 avril à 8h. Cette consultation est anonyme et la conservation des données ne durera qu’une semaine. Les étudiant-e-s retrouveront le lien pour la consultation sur leur boite mail étudiante, mails qui arriveront au fur et à mesure au vu du nombre d’étudiant-e-s inscrit-e-s à l’Université.

Nous invitons tout-e-s les étudiant-e-s à s’exprimer durant cette consultation. En effet la liberté d’expression et la démocratie sont des principes chers à l’AFGES et à l’Université. Les décisions prises dans ces Assemblées Générales ne sont pas représentatives de l’avis de l’ensemble des étudiant-e-s de l’Université concernant les blocages. C’est de ce fait que le vote électronique permettra à chacun-e de pouvoir s’exprimer, notamment ceux et celles ne pouvant pas assister aux Assemblées Générales.

L’AFGES et ses élu-e-s saluent la position tenue par l’Université de Strasbourg concernant le vote électronique et veilleront au bon déroulement des consultations.

 

[COMMUNIQUÉ] Le déblocage à l’Université de Strasbourg a été voté par l’Assemblée Générale Étudiante du 11 avril 2018.

[COMMUNIQUÉ] Le déblocage à l’Université de Strasbourg a été voté par l’Assemblée Générale Étudiante du 11 avril 2018.

Hier se tenait en fin de matinée une Assemblée Générale Étudiante devant le Patio, bloqué depuis quelques jours, au même titre que le Portique ou encore l’Escarpe, bâtiments de l’Université de Strasbourg.

Après plus de 3h de prises de parole, l’Assemblée Générale Étudiante a voté sur le maintien ou non des blocus. 430 voix s’y sont exprimées défavorables, contre 420 pour leur maintien. C’est donc du fait de la volonté d’une majorité d’étudiant-e-s opposée aux blocages que ces derniers n’ont pas été reconduits. Les bâtiments ont donc été débloqués jusqu’à la prochaine Assemblée Générale qui se tiendra dans la journée.

Nous réaffirmons que la liberté d’expression des étudiant-e-s est un principe essentiel au débat et au processus démocratique. Même si cette Assemblée Générale s’est déroulée dans un calme relatif et un respect mutuel, malgré les tensions croissantes, cette manifestation n’est pas assez représentative à l’échelle de l’Université.

L’AFGES interpelle donc l’Université de Strasbourg, et particulièrement son Président, afin que soit mis en place le plus rapidement possible une consultation électronique sur la question des blocages. Ce vote électronique, à l’instar de ce qui a été fait à l’Université de Lorraine, permettra à chacun-e de pouvoir s’exprimer, notamment ceux et celles ne pouvant pas assister aux Assemblées Générales.

[COMMUNIQUÉ] L’Université doit être un lieu de savoir, d’émancipation et de débat!

[COMMUNIQUÉ] L’Université doit être un lieu de savoir, d’émancipation et de débat!

Depuis plusieurs semaines, des tensions autour des réformes actuelles sont présentes au sein de certains campus de l’Université de Strasbourg. Ces tensions se sont récemment soldées par des blocus, organisés par quelques groupe d’étudiant-e-s, personnels enseignants et administratifs.

Les Assemblées Générales sont des méthodes de mobilisation sur lesquelles il n’appartient pas à l’AFGES d’émettre un jugement, du moment que celles-ci se font sans débordement.

En effet la liberté d’expression des étudiant-e-s, principe cher à l’AFGES car essentiel au débat et au processus démocratique, doit être respectée de manière stricte. Cependant, le débat de fond implique le respect de chacun-e, et il est de ce fait inacceptable d’empiéter sur la liberté d’expression des autres étudiant-e-s, remettant ainsi en cause la représentativité même des décisions prises lors de ces Assemblées Générales. En effet, force est de constater que de trop nombreuses fois lors d’Assemblées Générales, les personnes manifestant  un désaccord avec les positions portées par la majorité, se sont vues couper la parole ou huer.

Il n’est par ailleurs en aucun cas acceptable que les étudiant-e-s devant se rendre en examens ou souhaitant s’investir dans leurs cursus ne puissent le faire dans de bonnes conditions. En effet, les blocus ne doivent pas être un frein à la diffusion de savoir ou même à la poursuite des études. A l’heure où la formation en apprentissage, en alternance, les stages ou la formation continue se font de plus en plus présent-e-s dans l’enseignement supérieur, nombreux-ses sont les étudiant-e-s qui risquent de perdre leur emploi ou leurs droits s’ils/elles ne peuvent accéder à leur lieu de formation, et ce pourquoi ils/elles ont dû parfois prendre congé. La mobilisation de certain-e-s étudiant-e-s ne doit pas se faire au détriment des autres.

L’AFGES s’oppose fermement aux blocus des bâtiments de l’Université de Strasbourg, et condamne tout autant les actes de violences physiques ou verbales, de discriminations, de menaces et de dégradations qui ont pu ou pourraient avoir lieu, et ce peu importe de qui ils émanent.

Elle dénonce par ailleurs les raccourcis démagogues, les discours simplistes, et prendra toutes les mesures nécessaires pour lutter contre la désinformation croissante sur nos campus : Le débat doit avoir lieu à la lumière de tous les éléments du contexte complexe de cette actualité.

L’AFGES rappelle également qu’une part importante de la réforme se joue à l’échelle locale. Ainsi, elle s’est mobilisée depuis des mois, par le biais de ses élu-e-s, pour veiller au bon déroulé de l’application de la réforme, veiller à ce que cette dernière ne pénalise nullement les étudiant-e-s tout en apportant une réelle amélioration de leurs conditions de vie et d’étude, et permette l’accès de toutes et tous à l’Université.

L’AFGES appelle donc au calme au sein de l’Université de Strasbourg, au respect des personnes et des bâtiments dans leur ensemble. L’ensemble du réseau AFGES, de ses élu-e-s et de son bureau restent à votre disposition pour répondre à vos interrogations sur changetoncampus.org ou hotline@afges.org

Coût de la rentrée étudiante 2016 à Strasbourg

Coût de la rentrée étudiante 2016 à Strasbourg

L’AFGES publie, à l’approche de la rentrée universitaire, son traditionnel coût de la rentrée étudiante à Strasbourg. Alors que le gouvernement prend enfin la mesure de la «priorité jeunesse» annoncée en 2012, le coût de la vie étudiante ne cesse d’augmenter forçant une grande partie d’étudiants, à défaut d’aide de la famille, à se salarier pour financer leurs études.

Cette année l’AFGES publie un coût de la rentrée universitaire basé sur 3 profils d’étudiant-e-s différents. En effet, les frais occasionnés par la rentrée universitaire peuvent varier du simple au double en fonction de certains critères. Les 3 profils que vous pourrez retrouver dans le tableau ci-dessous sont donc relatifs à : un étudiant boursier habitant dans une cité universitaire, un étudiant non boursier et non décohabitant vivant chez ses parents (ici à Sélestat par exemple) et un étudiant non boursier qui habite seul dans un studio de 20m².

CDR 2016 final 1.xlsx

CDR 2016 final 1.xlsx

Les mesures récemment mises en place par le gouvernement tels que le gel des frais d’inscription et de sécurité sociale, la création de 25000 nouvelles bourses à l’échelon 0bis ainsi que le gel du ticket RU, sont satisfaisantes Plus encore, l’augmentation substentielle du coût des transports, et une absence d’encadrement des loyers dans l’Eurométropole de Strasbourg tendent à augmenter le coût de la vie pour les presque 60 000 étudiants strasbourgeois.
les mesures cités, tirées des propositions de la FAGE, fédération nationale de l’AFGES montrent des signes encourageants d’un engagement du gouvernement en faveur de la jeunesse.

Néanmoins ces mesures restent insuffisantes. L’AFGES appelle vivement le gouvernement à continuer en ce sens en mettant en place l’Aide Globale d’Indépendance portée par la FAGE ainsi qu’à poursuivre la politique de construction de logements, seule solution pour réduire le coût des loyers.

L’AFGES tient également à rappeler que la précarité étudiante n’est pas seulement relative au mois de septembre mais qu’elle est effective sur toute la durée du cursus. Si le coût de la rentrée reste relativement stable au niveau des frais spécifiques (inscription, sécurité sociale, assurance…) c’est le coût de la vie courante qui est en nette augmentation.

Télécharger le communiqué du coût de la rentrée à Strasbourg en format PDF

Le Campus Européen : une coopération à poursuivre

Le Campus Européen : une coopération à poursuivre

Le 11 mai dernier se tenait l’inauguration du Campus Européen au Palais Universitaire à Strasbourg, en présence du président de l’Université de Strasbourg, Alain Beretz, de Hans-Jochen Schiewer, président du réseau EUCOR, le réseau des universités du Rhin supérieur, mais également de Carlos Moedas, commissaire européen à la Recherche, à l’Innovation et à la Science, ainsi que Thierry Mandon, secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cette inauguration est l’occasion pour l’AFGES de revenir sur son attachement au réseau EUCOR mais également sur le travail qu’il reste à accomplir.

Du réseau EUCOR au Campus Européen : le premier regroupement universitaire transfrontalier

L’EUCOR – Le campus européen est le premier groupement universitaire de coopération territoriale, impulsé par la volonté commune des universités de Strasbourg, Mulhouse, Bâle, Fribourg-en-Brisau et le Karlsruher Institüt fur Technologie (KIT) de travailler ensemble. Ce groupement des Universités du Rhin supérieur a été crée en 1989 de par la volonté des établissements membres d’impulser une véritable dynamique en matière de recherche et de formation dans le bassin rhénan. Il a pour mission de cristalliser les compétences et potentiels des 15 000 enseignants-chercheurs, 11 000 doctorant-e-s et 115 000 étudiant-e-s afin de constituer un espace scientifique de recherche intégré sans murs ni frontières à rayonnement international. Le budget global des cinq universités partenaires s’élève à 2,3 milliards d’euros. Depuis le 9 Decembre 2015 l’EUCOR devient Le Campus Européen suite à la signature de la Convention par les presidents des cinq universités membres. Ce nouveau statut de GECT( Groupement Europeen de Cooperation Teritoriale) permet l’accès direct au financement européen via les fonds Interreg (fond de developpement regional par euroregions) et un cadre juridique stable pour développer plus loin la cooperation transfrontalière à tous ses niveaux : académique, pédagogique et culturel. L’objectif du Campus Européen est de devenir la première université européenne issue d’un groupement d’universités, chacune de renommée internationale en terme de formation et de recherche. Ainsi, l’EUCOR travaille activement au projet Interreg-European Campus qui a demarré en janvier 2016 et qui dure jusqu’en 2018, ayant pour objectif de poser les fondations logistiques, pédagogiques et administratives pour réaliser au mieux ce projet ambitieux et unique en Europe.5 univ eucor

Une coopération encore trop peu développée pour les étudiant-e-s

septembre_2015_2374_illustra_papierLa coopération de la recherche au sein de l’EUCOR est à l’heure actuelle le domaine le plus aboutit, renforçant l’excellence de la recherche du bassin rhénan. Les différentes structures développées par les universités et soutenues par l’EUCOR assurent un grand soutien non seulement a la recherche fondamentale mais aussi a la recherche appliqué ainsi qu’à la collaboration avec les acteurs du monde socio-économique. Cette démarche permettra de valoriser en terme d’insertion professionnelle la collaboration transfrontalière.

Néanmoins la coopération en terme de formation reste encore un secteur à approfondir pour que le réseau EUCOR soit le bassin pionnier dans le domaine de la formation bilingue et tri nationale.
L’EUCOR a été un véritable précurseur du processus de Bologne, processus créateur de l’espace européen de l’enseignement supérieur visant à développer la coopération entre les établissements d’enseignement supérieur d’Europe. Ce processus a notamment amené l’organisation “LMD” des études et le système de crédits “ECTS”, en facilitant la mobilité étudiante a travers les pays membres du Conseil de l’Europe.

Si l’objectif final de l’EUCOR est de pouvoir suivre un cursus dans l’un des cinq établissements du groupement et que ce parcours soit reconnu par les autres établissements comme un parcours lui étant propre, nous en sommes encore loin. Cela demande en effet une organisation des études concertée mais également une reconnaissance accrue des ECTS obtenus dans une formation. Malheureusement, hormis un faible nombre de double-cursus bilatéraux, la mobilité au sein du réseau EUCOR reste aujourd’hui à l’état embryonnaire et n’offre pas de système de mobilité ou d’échange satisfaisant.

En effet, la mobilité EUCOR est aujourd’hui régie par des contrats d’études de type Eramus+, ne permettant pas une reconnaissance parfaite des enseignements ou des “mobilités courtes” de SONY DSCquelques jours ou semaines. De plus, les doubles-cursus et les mobilités ne touchent que trop peu les sciences humaines et les sciences politiques. Il s’agît à l’heure actuelle de l’un des principaux points de blocage du projet interrégional européen, qui a pour priorité que le Campus Européen devienne un garant ferme de mobilité des étudiant-e-s, des enseignants et des chercheurs. Si les étudiant-e-s du réseau EUCOR peuvent suivre des cours et bénéficier des services des 5 universités, ces possibilités restent encore largement méconnues, et les aides financières permettant cette mobilité pour tou-te-s trop peu nombreuses.

Ainsi, il apparaît aujourd’hui nécessaire de transformer l’essai en offrant aux étudiant-e-s des 5 universités du Campus Européen :

  • Un véritable statut de mobilité et d’échange trinational
  • Des programmes d’échange et des doubles cursus de tous niveaux et de tous domaines
  • L’élargissement des dispositifs de “mobilité courte” pour enrichir les formations grâce à des séminaires, universités d’été ou unités d’enseignement à distance
  • Un programme d’aide financière pour la mobilité transfrontalière

Représenter les étudiant-e-s au sein d’un espace transfrontalier

L’AFGES, forte de son expertise sur les questions européennes et internationales est membre fondateur du Conseil Etudiant du réseau EUCOR, et en assure aujourd’hui la présidence. Ce rôle consultatif dans l’organisation du Campus Européen permet à l’AFGES de promouvoir la coopération transfrontalière en matière de formation et de vie étudiante, afin d’améliorer les conditions d’études des 115 000 étudiant-e-s Allemands, Français et Suisses du réseau EUCOR.

12711183_10153858183741215_1650495748721302760_oLe Conseil Etudiant d’EUCOR est une structure jeune, créée en 2009, fruit de la volonté des associations étudiantes représentatives des cinq campus pour porter la voix des étudiant-e-s au sein d’EUCOR. Formé par 2 délégué-e-s issus de chaque association étudiante représentative de chaque campus, le Conseil Etudiant travaille activement pour que les étudiant-e-s des 5 universités deviennent partie prenante dans la construction politique de ce nouveau campus transfrontalier. Dès lors, il apparaît nécessaire de permettre aux organisations étudiantes du Campus Européen de jouer un vrai rôle dans le processus décisionnel de cet organe de coopération, pour développer plus encore la recherche et la formation, mais également la vie étudiante.

Projet phare d’une coopération transfrontalière en
matière de vie étudiante, le Tour cycliste EUCOR _DSC0050organisé par des étudiant-e-s et alumnis du KIT depuis plusieurs années a une fois encore permis de traverser 5 campus au sein de 3 pays. Cette année l’AFGES a pris en charge l’accueil des 130 cyclistes, une première dans le réseau EUCOR, permettant aux organisations étudiantes du Campus Européen de prendre part à une véritable coopération étudiante transfrontalière, appelant à de plus amples coopérations en matière de vie étudiante.

C’est en construisant ensemble une vie étudiante transfrontalière, adossée à des activités de recherche et de formation, que se construit une véritable communauté universitaire transfrontalière, porteuse des idéaux européens d’humanité et d’échange.

 

L’année de césure : un droit nouveau à l’Unistra

L’année de césure : un droit nouveau à l’Unistra

Le 22 juillet 2015 dernier, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a adressé une circulaire aux établissements publics d’enseignement supérieur visant à mettre en place une période d’expérience personnelle dite de « césure », réclamée de longue date par la FAGE, fédération nationale de l’AFGES. Après plusieurs mois de concertation entre l’AFGES et l’Université de Strasbourg, la Commission Formation et Vie Universitaire de l’Université de Strasbourg a aujourd’hui validé la mise en place de l’année de césure. Droit ouvert à tout-e-s les étudiant-e-s, l’année de césure permet d’ouvrir son cursus hors du champ académique tout en conservant ses droits.

Un droit nouveau pour les étudiant-e-s à l’Université de Strasbourg

L’AFGES, en tant qu’organisation de jeunesse pragmatique et réformiste, a su mettre au coeur de ses revendication la construction de parcours de formation centrés sur l’étudiant-e. Il ne s’agît plus au XXIe siècle de former les étudiant-e-s en masse, mais de permettre l’émancipation des jeunes tout en relevant les défis d’une société nécessitant une jeunesse toujours mieux formée.

En cela, l’année de césure constitue un véritable élément d’émancipation, en replaçant l’étudiant-e au coeur de sa formation et en lui permettant d’élargir les horizons intellectuels et humains lors de ses années d’études. Engagement associatif, volontariat international, enrichissement académique et personnel ou stages : autant de possibilités ouvertes par la réalisation d’une année de césure.

Mais cette année de césure ne saurait être une simple coupure dans le cursus de l’étudiant-e, elle se devait d’être partie intégrante, valorisée, accessible et garantissant les droits de ceux qui font le choix de la césure. L’AFGES a ainsi exigé le maintient du statut d’étudiant-e, le maintien des droits a bourse ainsi que le droit automatique à reprendre le cursus où celui-ci a été interrompu. C’est sur ces exigences que l’AFGES et l’Université de Strasbourg ont entamé un dialogue de plusieurs mois sur ce que devait être l’année de césure.

Ce travail commun entre l’AFGES et l’Université a permis une mise en place optimale de la période de césure, tant sur le plan académique que social, proche des besoins et nécessités des étudiant-e-s. La césure sous sa forme réglementée offre ainsi aux étudiant-e-s de multiples possibilités d’approfondir leur cursus ou de développer leur expérience professionnelle, c’est un droit nouveau et concret qui s’ouvre aujourd’hui pour eux à l’Université de Strasbourg.

C’est le fruit de ce travail qu’a approuvé la Commission Formation et Vie Universitaire ce mardi 19 avril, et que l’AFGES vous présente aujourd’hui.

Quelles modalités pour la mise en place de l’année de césure à la rentrée 2016 ?

La période dite « de césure » se définit comme une période d’une durée d’un semestre ou d’une année universitaire pendant laquelle un-e étudiant-e, inscrit dans une formation d’enseignement supérieur, la suspend temporairement dans le but d’acquérir une expérience personnelle, soit de façon autonome, soit au sein d’un organisme d’accueil en France ou à l’étranger. Elle est effectuée sur la base d’un strict volontariat de l’étudiant-e qui s’y engage et ne peut en aucune façon être rendue nécessaire pour l’obtention du diplôme préparé avant et/ou après cette suspension.

Quelles sont les situations concernées par la période de césure ?

La période de césure telle que construite par l’AFGES à l’Université de Strasbourg se veut ouverte au plus grand nombre ainsi plusieurs situations sont concernées :

  • dans le cadre d’un engagement bénévole, d’un service civique ou d’un volontariat associatif
  • dans le cadre d’un contrat de travail
  • dans le cadre d’un stage sous réserves que la règlementation en vigueur en matière de stages le permette
  • pour suivre une formation dans un domaine différent de celui du cursus suspendu ;
  • pour préparer un projet de création d’activité. Dans ce cas, la césure s’inscrit dans le dispositif de « l’étudiant-entrepreneur »
  • pour permettre aux sportifs ou artistes de haut niveau de se préparer et participer à un évènement particulier

Qui sont les étudiant-e-s concerné-e-s par la période de césure ?

Tout-e-s les étudiant-e-s en formation initiale sont potentiellement concernés par une période de césure à l’exception des :

  • étudiant-e-s ayant validé leur M2
  • étudiant-e-s inscrit-e-s en PACES
  • étudiant-e-s en internat
  • apprenti-e-s et contrats de professionnalisation
  • étudiant-e-s inscrits en diplôme universitaire (sauf les diplômes d’université conférant un grade type IEP ou EM ou éligibles à une bourse sur critères sociaux)
  • étudiant-e-s en échange international de type Erasmus

Pour les étudiant-e-s en première année de premier cycle, seul le second semestre est ouvert à la césure (exception faite en cas de redoublement), et pour ceux admis en licence professionnelle seule une césure annuelle est possible.

L’étudiant-e qui se voit accorder le bénéfice d’une période de césure sera inscrit à l’université au titre de l’année et/ou du semestre du diplôme pour lequel il est autorisé/admis à s’inscrire.

Toutefois, la césure n’est pas comptabilisée dans le nombre d’inscriptions prises par un étudiant-e dans une année de formation donnée. Lorsqu’une limitation du nombre d’inscriptions est prévue dans un diplôme, un étudiant-e ayant épuisé ses droits à inscription ne peut solliciter une année de césure.

A quoi sert un semestre ou une année de césure ?

La période de césure est un acte pris volontairement par l’étudiant-e. Elle permet de valoriser des compétences, d’approfondir des connaissances ou de développer une initiative personnelle. Néanmoins la période de césure reste très liée au cursus universitaire et il existe donc des moyens de valoriser cette expérience à l’intérieur de son cursus. Deux cas d’étudiant-e en période de césure existent :

Si l’étudiant-e ne souhaite pas être accompagné durant sa période de césure et souhaite la réaliser en autonomie complète.

Cela est possible néanmoins deux choses sont à noter :

  • Durant la période de césure l’étudiant-e doit obligatoirement rester en lien avec sa composante de rattachement. Ce lien peut se faire par le biais d’un formulaire de liaison adressé au responsable pédagogique de la formation suivie par l’étudiant-e.
  • Cette période de césure non accompagnée ne pourra être valorisée par des crédits ECTS.

Si l’étudiant-e souhaite être accompagné durant sa période de césure.

Dans ce cas un référent est nommé parmi les membres de l’équipe pédagogique du diplôme afin d’accompagner et de suivre l’étudiant-e par le biais d’échanges réguliers (au minimum deux par semestre). La période de césure pourra alors être valorisée par des ECTS et sera reconnue sur le supplément au diplôme.

L’idée de la césure m’intéresse, mais comment dois-je m’y prendre ?

L’étudiant-e qui souhaite bénéficier d’une césure doit en faire la demande auprès de sa composante d’inscription à l’aide d’un formulaire spécifique. La demande, adressée au Directeur de la composante, devra obligatoirement être déposée au service de scolarité de la composante accompagnée des pièces justificatives demandées.

  • Pour une demande de césure pour l’année universitaire dans son ensemble ou pour le semestre d’automne, la demande doit être déposée entre le 1er mai et le 15 juin.
  • Pour une demande portant sur le semestre de printemps, la demande doit parvenir entre le 1er novembre et le 1er décembre.

Le non-respect de ces délais entraînera automatiquement le rejet de la demande.

La césure est accordée par le Directeur de la composante après avis du responsable de la formation au titre de laquelle est demandée la période de césure. Le Directeur de la composante rend sa décision dans un délai de 2 mois à compter de la date de dépôt du dossier complet par l’étudiant-e.

En cas de décision défavorable, l’étudiant-e peut procéder à un recours gracieux auprès du Président de l’université. Ce dernier rendra sa décision après avis de la commission « Césure » où siègent des élus étudiant-e-s de l’AFGES.

Quels sont les droits d’un-e étudiant-e en année de césure ?

L’étudiant-e s’acquitte des frais universitaires lors de son année de césure comme pour une année “normale”, il bénéficie donc de droits spécifiques :

  • Le droit automatique à reprendre le cursus d’études là où il a été interrompu
  • Le droit au statut d’étudiant-e et à la carte étudiante
  • Le droit à la sécurité sociale étudiante durant l’année de césure
  • Le droit au maintien de la bourse, dans les limite du nombre de droits à bourses consommés (5 droits à bourse pour la Licence, 3 pour le Master, un seul redoublement autorisé par année)

Ces droits font de la césure un véritable atout dans un cursus, et ce, accessible même aux étudiants les plus modestes.

En cas de question sur l’année de césure, ou de difficultés avec sa mise en place dans votre composante, n’hésitez pas à écrire à : hotline@afges.org

Évaluation continue : l’AFGES demande l’expérimentation !

Évaluation continue : l’AFGES demande l’expérimentation !

Suite et fin de la saga judiciaire qui aura opposé l’Université de Strasbourg à un syndicat étudiant minoritaire, au sujet de la délicate question de la seconde session, que l’université jugeait pédagogiquement incompatible avec l’évaluation continue intégrale. L’AFGES, qui milite depuis des années en faveur de l’évaluation continue intégrale, déplore l’instrumentalisation du judiciaire par la démagogie d’une organisation étudiante minoritaire, mais aussi le manque de réaction de l’Université de Strasbourg quant à la très imparfaite application d’une innovation pédagogique pourtant fondamentale dans ses composantes.

Une décision judiciaire contre l’innovation pédagogique

conseiletatDès le 24 janvier 2014, le tribunal administratif de Strasbourg a contraint l’Université de Strasbourg à mettre en place une session de rattrapage, ce qui n’a pas été sans conséquences dommageable pour nombre d’étudiant-e-s à la fin du semestre d’été 2015.  Après une longue bataille devant les juges administratifs, le Conseil d’Etat a tranché : la session de rattrapage doit bel et bien être instaurée  dans l’intégralité des composantes de l’Université.

Cette décision du juge administratif se base sur un texte unique. L’arrêté licence 2011, en son article 17, dispose en effet qu’à l’issue de la session initiale d’examens, une session de rattrapage doit être organisée, ce que le juge interprète strictement dans sa décision contre l’Université de Strasbourg.

L’AFGES, en tant qu’organisation réformiste, a toujours milité pour l’instauration d’un mode d’évaluation plus pédagogique remplaçant la “note-couperet” anti-pédagogique issue des sessions d’examens terminaux par une évaluation continue intégrale. Mise en oeuvre dans un certain nombre de composantes de l’Université de Strasbourg, l’ECI a su depuis 2013 faire ses preuves et a rencontré un vif succès auprès des étudiant-e-s. En effet, loin de l’évaluation sommative et “couperet” d’une session d’examen finale, l’ECI permet à l’étudiant-e une véritable progression tout au long du semestre et de l’année, au travers d’une pluralité des méthodes d’examen et d’un retour pédagogique permanent.

Pour plus d’informations sur l’évaluation continue intégrale : http://afges.org/levaluation-continue-integrale-une-innovation-pedagogique-necessaire/

Cette lecture simple de l’arrêté licence faite par le juge administratif nous amène à réflechir à l’évolution nécessaire du cadre législatif entourant la mise en oeuvre des examens. En effet depuis plus de 3 ans, l’AFGES, aux côtés de la FAGE ainsi que de la Conférence des Présidents d’Université (CPU), milite pour la mise en place généralisée d’une évaluation continue intégrale, mais sans session de rattrapage. Cette session de rattrapage devient à la fois inutile, et anti-pédagogique, en ce qu’elle casse l’évaluation continue et progressive par un examen-couperet de rattrapage.

Pour un droit à l’expérimentation à l’Université de Strasbourg

Afin de permettre aux universités de mettre en place une réelle innovation pédagogique, il est maintenant de la responsabilité du gouvernement de modifier l’arrêté licence pour le mettre en conformité avec la volonté d’évolution de la majorité de la communauté universitaire.

Cette évolution du droit se doit d’arriver le plus vite possible afin de facdedroitfaire bénéficier aux étudiant-e-s des méthodes pédagogiques les plus profitables à l’apprentissage et à l’émancipation de la jeunesse. En attendant cette réforme, l’AFGES demande à la direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP) un droit à l’expérimentation pour l’Université de Strasbourg dès l’année universitaire 2016-2017. Ce droit à l’expérimentation d’une évaluation continue intégrale sans rattrapages aura pour but de démontrer l’efficacité d’une ECI bien appliquée et la non-nécessité, le cas échéant, d’une session de rattrapages.

Sans ce droit à l’expérimentation, l’AFGES craint une mise en place archaïque des rattrapages dans les composantes, ce qui, au delà de constituer une entrave à la réussite des étudiant-e-s, affaiblit également la qualité de l’apprentissage des connaissances dispensées par l’Université, et de fait, réduit les compétences acquises à l’issue du parcours de formation.

Une application trop inégale de l’évaluation continue, au détriment des étudiant-e-s

Amphitheatre_imagelargeCar le cadrage encore flou et trop peu contraignant de l’évaluation continue intégrale entraîne d’ubuesques situations, dans lesquelles le corps enseignant de nombreuses composantes refuse ou détourne l’application de l’ECI. Attachement démesuré aux traditions académiques ou absence de volonté politique pour une innovation pédagogique au service des étudiant-e-s ?

A ce titre, les composantes de l’Université de Strasbourg (facultés, écoles instituts), ne sont pas toutes logées à la même enseigne. Si certaines sont bonnes élèves, pour d’autre, la copie est à revoir. L’Université de Strasbourg se doit alors d’être intransigeante avec l’application de l’évaluation continue intégrale, afin que tout-e-s les étudiant-e-s puissent bénéficier de l’innovation pédagogique au service de la réussite.

Ainsi, l’AFGES revendique une évaluation continue intégrale, nécessaire, pédagogiquement adaptée et se suffisant àn elle même. Une évolution des textes est maintenant plus que nécessaire, ce qui est la volonté tant de l’AFGES que de la FAGE. Dans cette perspective, l’AFGES demande à ce que l’Université de Strasbourg soit désignée comme Université pilote dans  l’expérimentation de l’ECI sans rattrapages, et que son application soit rigoureuse, au service de tout-e-s les étudiant-e-s.

Le Livre Blanc des étudiant-e-s d’Alsace 2015-2017

Le Livre Blanc des étudiant-e-s d’Alsace 2015-2017

Forte de ses 92 années d’existence et d’expérience comme première organisation de jeunesse alsacienne, l’AFGES a eu à coeur d’accompagner les changements de la société et de l’enseignement supérieur en Alsace. Et c’est pour faire de l’enseignement supérieur alsacien un vecteur d’émancipation de la jeunesse, que l’AFGES publie sa 4ème mouture du Livre Blanc des Etudiant-e-s d’Alsace, afin de faire état des enjeux contemporains et des propositions pour demain.

92 ans au service du progrès social

En 92 ans d’existence, l’AFGES a traversé les époques et les transformations de l’enseignement supérieur français et européen, et connu bien des définitions du service public même. Mais les associations étudiantes au service de tout-e-s les étudiant-e-s et de la jeunesse ont su rester fidèles à leur idéal d’humanisme, de progressisme et de démocratisation de l’enseignement supérieur. Que ce soit par un syndicalisme luttant au quotidien pour les droits des jeunes et contre les conservatismes qui se dressent face au progrès social, ou par une action quotidienne au service des étudiant-e-s sur les campus, l’AFGES défend une autre idée des études supérieures, comme vecteur d’émancipation de la jeunesse.

12291302_10153115170595997_4579794497064626611_oC’est au service de ces valeurs que l’AFGES a construit les premiers services aux étudiant-e-s : restauration universitaire, sport étudiant, sanatorium pour les étudiant-e-s, etc. C’est en allant toujours plus loin pour déconstruire les barrières sociales et pour faire de l’Université le lieu de l’émancipation de la jeunesse, que l’AFGES a participé à la rédaction de la Charte de Grenoble, consacrant les droits et les devoirs des étudiant-e-s en tant que jeunes travailleurs intellectuels.

Conscient-e-s du poids de cet héritage historique, les militant-e-s de l’AFGES ont à coeur de contribuer à repenser de manière toujours plus innovante l’enseignement supérieur et la place des jeunes.

Un Livre Blanc pour faire de 2016 une année au service de la jeunesse

Au premier plan politique lorsqu’il s’agit de questions de jeunesse, d’enseignement supérieur, de recherche et1948090_10152393150140997_195131098448589326_n d’éducation, l’AFGES ne saurait pointer du doigt les travers de ces domaines sans y apporter des solutions concrètes. En effet il est du devoir des organisations réformistes telles que l’AFGES d’amener le débat tout en restant force de propositions pour ne pas tomber dans un conservatisme néfaste.

Ainsi, et dans la continuité du livre blanc “Vers une Université d’Alsace” sorti en 2012, l’AFGES de 2015 a souhaité exprimer ses convictions en faveur de la jeunesse dans un nouveau livre blanc intitulé “Pour un enseignement supérieur alsacien au service de l’émancipation des jeunes”. En effet l’Université d’Alsace est aujourd’hui concrète au travers notamment du contrat de site regroupant les principaux établissements d’enseignement supérieur alsaciens. Ainsi l’idée directrice dans la rédaction de ce livre blanc a été d’amener des solutions concrètes pour permettre l’émancipation de la jeunesse.

Parce que la jeunesse ce n’est pas seulement l’avenir de notre pays, de notre région, c’est aussi et surtout son présent, l’AFGES propose dans ce livre blanc ses idées directrices pour mettre la jeunesse en capacité de s’émanciper aujourd’hui pour être de meilleurs citoyens demain.

Pour un enseignement supérieur alsacien au service de l’émancipation des jeunes

10258889_10153197423090997_3332721000669742775_oLes élu-e-s étudiant-e-s de l’AFGES, forts de leur expertise et de leur action quotidienne sur les campus alsaciens, ne veulent plus être témoins des transformations de l’enseignement supérieur, mais en être les initiateurs. Alors que l’idée même de service public est battue en brèche et que les forces réactionnaires appellent à l’élitisme dans l’éducation et à la marchandisation des savoirs, l’AFGES défend plus que jamais l’idée d’un autre enseignement supérieur.

Fort de cette mission et de ces valeurs, le présent Livre Blanc s’entend comme une profession de foi pour les années à venir, en affirmant les changements que l’AFGES luttera pour construire :

  • L’excellence pour tou-te-s : pédagogie et formation au service de l’émancipation de la jeunesse
  • Pour des campus solidaires : déconstruire les barrières sociales et garantir la réussite de tou-te-s
  • Favoriser l’engagement des jeunes : une vie étudiante par les étudiant-e-s et pour les étudiant-e-s
  • Pour une nouvelle gouvernance universitaire démocratique
  • International et mobilité : ouvrir l’enseignement supérieur alsacien sur le monde
  • Faire de l’enseignement supérieur un vecteur d’émancipation sociale : l’insertion professionnelle pour tou-te-s