[COMMUNIQUÉ] L’AFGES alerte les députés : l’Université doit rester un lieu de liberté et d’expression !

[COMMUNIQUÉ] L’AFGES alerte les députés : l’Université doit rester un lieu de liberté et d’expression !

Alors que la situation au sein des Universités s’était apaisée, l’intervention d’un député vient relancer des tensions inutiles dans nos établissements. En effet, le 13 juin dernier, le député alsacien Patrick Hetzel a déposé une proposition de loi visant à supprimer le mot “Scolaire” de l’article 431-22 du code pénal.

Cette proposition n’est pas anodine, car elle vise à retirer l’obligation de consulter le Président de l’Université et laisse par conséquent libre court aux interventions policières sur nos Campus. Cette obligation empêche actuellement toute intervention policière sans l’accord du président de l’Université.

L’AFGES s’est toujours positionnée contre les violences pouvant être perpétrées sur les campus universitaires. Elle ne peut pas accepter une telle proposition et s’y oppose fermement. Cette modification constituerait une remise en cause non seulement des décisions de la Cour de Cassation, mais aussi et surtout du principe d’autonomie des universités.

L’Université doit rester un lieu de liberté, d’expression et d’émancipation intellectuelle de la jeunesse. De ce fait, il est inconcevable que les Universités soient des lieux où les autorités policières pourraient intervenir à n’importe quel moment, outrepassant ainsi la souveraineté du Président de l’Université.

L’AFGES, représentante des étudiant-e-s d’Alsace, demande expressément aux députés et plus particulièrement aux députés Alsaciens, de rejeter dans l’ensemble des instances parlementaires cette proposition de loi, mettant à mal les valeurs portées dans nos universités et le principe fondamental de liberté d’expression dans notre république.