[COMMUNIQUÉ] L’Université doit être un lieu de savoir, d’émancipation et de débat!

[COMMUNIQUÉ] L’Université doit être un lieu de savoir, d’émancipation et de débat!

Depuis plusieurs semaines, des tensions autour des réformes actuelles sont présentes au sein de certains campus de l’Université de Strasbourg. Ces tensions se sont récemment soldées par des blocus, organisés par quelques groupe d’étudiant-e-s, personnels enseignants et administratifs.

Les Assemblées Générales sont des méthodes de mobilisation sur lesquelles il n’appartient pas à l’AFGES d’émettre un jugement, du moment que celles-ci se font sans débordement.

En effet la liberté d’expression des étudiant-e-s, principe cher à l’AFGES car essentiel au débat et au processus démocratique, doit être respectée de manière stricte. Cependant, le débat de fond implique le respect de chacun-e, et il est de ce fait inacceptable d’empiéter sur la liberté d’expression des autres étudiant-e-s, remettant ainsi en cause la représentativité même des décisions prises lors de ces Assemblées Générales. En effet, force est de constater que de trop nombreuses fois lors d’Assemblées Générales, les personnes manifestant  un désaccord avec les positions portées par la majorité, se sont vues couper la parole ou huer.

Il n’est par ailleurs en aucun cas acceptable que les étudiant-e-s devant se rendre en examens ou souhaitant s’investir dans leurs cursus ne puissent le faire dans de bonnes conditions. En effet, les blocus ne doivent pas être un frein à la diffusion de savoir ou même à la poursuite des études. A l’heure où la formation en apprentissage, en alternance, les stages ou la formation continue se font de plus en plus présent-e-s dans l’enseignement supérieur, nombreux-ses sont les étudiant-e-s qui risquent de perdre leur emploi ou leurs droits s’ils/elles ne peuvent accéder à leur lieu de formation, et ce pourquoi ils/elles ont dû parfois prendre congé. La mobilisation de certain-e-s étudiant-e-s ne doit pas se faire au détriment des autres.

L’AFGES s’oppose fermement aux blocus des bâtiments de l’Université de Strasbourg, et condamne tout autant les actes de violences physiques ou verbales, de discriminations, de menaces et de dégradations qui ont pu ou pourraient avoir lieu, et ce peu importe de qui ils émanent.

Elle dénonce par ailleurs les raccourcis démagogues, les discours simplistes, et prendra toutes les mesures nécessaires pour lutter contre la désinformation croissante sur nos campus : Le débat doit avoir lieu à la lumière de tous les éléments du contexte complexe de cette actualité.

L’AFGES rappelle également qu’une part importante de la réforme se joue à l’échelle locale. Ainsi, elle s’est mobilisée depuis des mois, par le biais de ses élu-e-s, pour veiller au bon déroulé de l’application de la réforme, veiller à ce que cette dernière ne pénalise nullement les étudiant-e-s tout en apportant une réelle amélioration de leurs conditions de vie et d’étude, et permette l’accès de toutes et tous à l’Université.

L’AFGES appelle donc au calme au sein de l’Université de Strasbourg, au respect des personnes et des bâtiments dans leur ensemble. L’ensemble du réseau AFGES, de ses élu-e-s et de son bureau restent à votre disposition pour répondre à vos interrogations sur changetoncampus.org ou hotline@afges.org