[COMMUNIQUÉ] Réforme du 1er cycle Universitaire : Pas d’avenir sans investissement !

[COMMUNIQUÉ] Réforme du 1er cycle Universitaire : Pas d’avenir sans investissement !

Réforme du 1er cycle Universitaire : Pas d’avenir sans investissement !

A l’aube de la mise en place de la réforme du 1er cycle Universitaire, présentée par le gouvernement, c’est avec inquiétude que l’AFGES – les étudiant-e-s d’Alsace, reçoit les propositions de capacités d’accueil dans les formations universitaires.
Cette année à l’Université de Strasbourg, toutes les filières vont définir un plafond maximum d’étudiant-e au sein des composantes.

L’AFGES et son réseau saluent certaines avancées majeures proposées par le “Plan Étudiant”, à la fois sur l’orientation, l’accompagnement et l’amélioration des conditions de vie des étudiant-e-s.

Pourtant, l’AFGES souhaite affirmer une nouvelle fois combien les études supérieures constituent une étape cruciale de l’éducation des jeunes, dans le sens où elles sont synonymes d’ouverture intellectuelle et d’émancipation.
De ce fait, l’enseignement supérieur au service de la société dans laquelle il s’inscrit doit permettre aux jeunes d’accéder à un parcours de formation qui leur correspond .
Depuis plusieurs années, on constate une hausse continue du nombre d’étudiant-e-s accédant à l’enseignement supérieur. La rentrée 2017 aura été particulièrement marquante sur ce point. Cette pression démographique, couplée à une sous-dotation structurelle des universités a conduit ces dernières à mettre en place des “capacités d’accueil” afin de limiter le nombre de néo-bachelier-e-s intégrant certaines formations.

Les élu-e-s des conseils centraux de l’Université de Strasbourg ont, en refusant les capacités d’accueil en Commission de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU), démontré leur volonté de faire face à un pendant de la réforme qui imposerait une restriction d’accès à l’enseignement supérieur. A travers ce vote, qui dénonce les conditions déplorables subies par les composantes et l’Université dans son ensemble, nous appelons le Rectorat à prendre ses responsabilités et à apporter des réponses concrètes à cette situation devenue insoutenable.

Face à cela, l’AFGES réaffirme que le manque d’investissement ne saurait être une justification à une sélection sous quelque forme qu’elle soit.

Nous attendons du rectorat et du Ministère de l’Enseignements Supérieur de la Recherche et de l’Innovation, qu’ils mettent en oeuvre leurs promesses d’augmentation des financement pour permettre à l’Université d’accueillir le plus grand nombre d’étudiant-e-s possible dans des conditions décentes.

Nous attendons également de l’Université de Strasbourg, qu’elle prenne ses responsabilités vis-à-vis de l’application du “Plan Étudiant” qui donne beaucoup de latitude aux Universités, afi n de garantir à l’intégralité des étudiant-e-s demandant l’accès à notre université d’avoir la possibilité de s’y inscrire.

C’est pourquoi, l’AFGES demande :

  • D’une part, la création d’une commission de suivi de la réforme interne à l’Université de Strasbourg, avec la présence d’élu-e-s étudiant-e-s.
    Celle-ci devra permettre dans un premier temps de dégager des préconisations en termes d’amélioration de la réussite des étudiant-e-s, notamment en dressant un état des lieux de la mise en place des différents dispositifs d’accompagnement au sein des formations ; et dans un second temps de cadrer les déclinaisons des “attendus” prévus par la réforme au sein de notre Université.
  • Et d’autre part un investissement massif du rectorat et du Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation, afin de doter les universités de moyens adaptés pour l’accueil de tou-te-s les bachelier-e-s.