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L’AFGES, principale organisation de jeunesse d’Alsace, a su lutter depuis sa création contre la précarisation de la jeunesse, et pour la démocratisation de l’enseignement supérieur. Alors que la jeunesse a aujourd’hui du mal à croire en son avenir professionnel : l’avant-projet de loi El Khomri proposé par le gouvernement constitue une nouvelle atteinte grave à ses intérêts et à son futur. L’élargissement du temps de travail, le plafonnement des indemnités prud’homales et le renforcement de la négociation asymétrique entre l’employeur et le salarié sont autant de mesures anti-sociales qui ne feront que renforcer la précarisation croissante des jeunes.


L’AFGES a néanmoins toujours défendu une démarche pragmatique faite de négociations et de propositions concrètes plutôt que de mobilisations hâtives. L’AFGES salue donc les mesures de la loi El Khomri portant sur le Compte Personnel d’Activité (CPA) et la Valorisation des Acquis de l’Expérience (VAE), qui permettent de consolider le droit à la formation professionnelle, et par là même, la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur.


Ainsi, l’AFGES, par le biais de sa fédération nationale, la FAGE, privilégie la négociation avec les ministères concernés pour voir ses revendications aboutir, plutôt que de se mobiliser le 9 mars afin de demander le retrait pur et simple du texte. La suppression des mesures unanimement condamnées par les mouvements syndicaux apparaît comme une condition sine qua non à la poursuite du dialogue.


En l’absence d’évolutions suffisantes sur le texte du projet de loi El Khomri, l’AFGES se mobilisera après le 14 mars pour dénoncer le texte, et, le cas échéant, l’absence criante de dialogue social.

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