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Le 3 octobre dernier, suite aux nombreuses plaintes et émois de certains riverains, Monsieur le Maire et Monsieur le Préfet ont annoncé leurs intentions conjointes de durcir la législation relative à la vie nocturne strasbourgeoise.

Cette décision fait suite à une série de polémiques et de vifs débats entre des associations de riverains, les acteurs de la vie nocturne strasbourgeoise et la municipalité.

L’AFGES a pris connaissance des débats suscités suite à la Conférence de Presse du Maire et du Préfet, faisant suite aux plaintes de certains riverains du centre ville. Les mesures annoncées, visent à un plus grand encadrement de la vie nocturne à Strasbourg, renforçant ainsi la réglementation en vigueur.

Si l’AFGES condamne les débordements minoritaires, et comprend que les gênes occasionnées puissent entraîner la colère des riverains, ceux-ci ne peuvent en aucun cas justifier des méthodes douteuses et une stigmatisation systématique de la jeunesse. Cela entraînerait un renforcement dommageable de la répression, une baisse de l’attractivité des établissements de nuit, et au final une disparition de la vie nocturne à Strasbourg, pourtant vectrice de sociabilité et d’activité économique prospère.

Outre le fait que l’activité économique du centre ville pourrait s’en trouver ralentie, la délocalisation de la vie nocturne hors du centre ville – comme le demandent les associations de riverains – aurait de lourdes conséquences sur les risques de sécurité routière et d’alcoolémie encourus par les étudiants se rendant et revenant de complexes nocturnes en périphérie.

C’est pourquoi l’AFGES demande à ce que l’on développe les opérations de prévention dans le cœur de ville, à l’instar des actions menées dans les soirées étudiantes, afin que l’on puisse à la fois prévenir de toutes les nuisances inhérentes à la vie nocturne, tout en s’assurant que les jeunes ne se mettent pas en danger en sortant entres amis. Rappelons que ces derniers figurent parmi les premières victimes d’accident de la route.

Les associations étudiantes de Strasbourg organisent d’ores et déjà une prévention systématique des risques de l’alcool avec la charte des soirées étudiantes responsables : distribution d’éthylotests jetables, mise à disposition d’une borne éthylotest électronique, dépliants de sensibilisation, etc …

L’AFGES reste convaincue que nous pouvons, en alliant prévention et tolérance, sans verser dans la répression aveugle, sauvegarder la vie nocturne intra-muros, nécessaire dans une métropole vivante et dynamique de l’ampleur de Strasbourg.