L’AFGES mobilisée pour défendre l’Université en danger

L’AFGES mobilisée pour défendre l’Université en danger

Ce jeudi 11 décembre, les militants de l’AFGES étaient mobilisés à Strasbourg pour défendre l’enseignement supérieur français. Le récent amendement déposé par le gouvernement à l’Assemblé Nationale, amputant le budget de la Mission Interministérielle pour la Recherche et l’Enseignement Supérieur (MIRES) de 136 millions d’euros.

Cette baisse intolérable du budget de l’enseignement supérieur, comprenant une diminution de la dotations aux universités de 70 millions d’euros, met en péril la formation et la recherche dans la France entière. L’austérité dans nos universités est à l’origine de conséquences graves : contingentement des filières, dégradation des conditions d’études, gel de postes d’enseignants, diminution des crédits alloués à la recherche, etc.

Il semble incompréhensible et irrecevable qu’un gouvernement mettant en avant sa « priorité jeunesse » puisse réaliser de telles coupes dans un investissement d’avenir comme l’enseignement supérieur. Les étudiants exigent de réels investissements dans une université de qualité, une université pour tous.

C’est pourquoi l’AFGES était présente aujourd’hui à Strasbourg dans le mouvement d’opposition à cette cure d’austérité, de même que les fédérations de la FAGE à travers toute la France. Ainsi, les élus étudiants s’opposeront au vote de ce budget drastiquement en baisse, lors du Conseil d’Administration de l’Université de Strasbourg ce mardi.

Il est dorénavant essentiel que l’État prenne conscience de l’importance d’un enseignement supérieur qui offre la possibilité à tous les étudiants de suivre leur voie et de préparer leur avenir, plutôt que de s’enfermer dans une vision gestionnaire toxique pour la jeunesse.